UNAT Held or UNDT Pronouncements
Proc¨¦dure de proc¨¦dure: anonymat dans le cas pr¨¦sent, les informations sensibles concernant les ant¨¦c¨¦dents m¨¦dicaux du demandeur et son ¨¦tat de sant¨¦ mentale constitue des circonstances exceptionnelles qui garantissent l'octroi d'anonymat. Par cons¨¦quent, le nom du demandeur est anonymis¨¦ dans le pr¨¦sent jugement. Scope of Judicial Review Il est dans la comp¨¦tence du Tribunal de tenir une audience ou de regarder des faits qui n'¨¦taient pas devant le d¨¦cideur pour d¨¦terminer si les facteurs pertinents ont ¨¦t¨¦ ignor¨¦s. Ceci est fondamentalement diff¨¦rent d'une enqu¨ºte de novo sur les faits sous-jacents ¨¤ la mesure disciplinaire en cause. Apr¨¨s avoir examin¨¦ les soumissions des parties, le tribunal note qu'il n'y a pas de v¨¦ritable diff¨¦rend sur les faits sous-jacents ¨¤ la mesure disciplinaire ou si ces faits ont ¨¦t¨¦ ¨¤ juste titre caract¨¦ris¨¦s comme une mauvaise conduite en vertu des r¨¨glements et des r¨¨gles du personnel des Nations Unies. Par cons¨¦quent, il n'est pas n¨¦cessaire d'examiner ces questions. Les questions en cause sont plut?t la proportionnalit¨¦ de la sanction impos¨¦e et si les droits de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re du demandeur ont ¨¦t¨¦ respect¨¦s au cours de l'enqu¨ºte et du processus disciplinaire. Que l¡¯IGO soit tenu d¡¯enqu¨ºter sur la condition m¨¦dicale du demandeur ¨¦tant donn¨¦ qu¡¯une partie de l¡¯inconduite ressemblait ¨¦troitement ¨¤ un comportement r¨¦sultant de la condition m¨¦dicale du demandeur, l¡¯IGO aurait d? enqu¨ºter si son ¨¦tat de sant¨¦ aurait pu provoquer ou contribuer ¨¤ ses actions pr¨¦sum¨¦es. En outre, le dossier d¡¯enqu¨ºte contient des indications suffisantes montrant la pertinence potentielle de la condition m¨¦dicale du demandeur ¨¤ la conduite en cause. En cons¨¦quence, pour remplir pleinement son devoir d'enqu¨ºter sur toutes les informations et preuves pertinentes, ¨¤ la fois inculpatoires et ¨¤ d¨¦nonciation, l'IGO a ¨¦t¨¦ oblig¨¦ de d¨¦terminer si, dans ce cas, dans quelle mesure, la condition m¨¦dicale du demandeur aurait pu provoquer ou contribuer ¨¤ l'inconduite. Qu'il y ait eu un facteur qui aurait pu exempter l'IGO de son obligation de s'enqu¨¦rir davantage sur l'¨¦tat m¨¦dical du requ¨¦rant, l'intim¨¦ a d'abord pr¨¦lev¨¦ la d¨¦claration des requ¨¦rants que ?le seul impact [de ses chirurgies du cerveau] ¨¦tait physique? par leur contexte Ignorant le fait qu'en le faisant, le demandeur r¨¦pondait ¨¤ la question de l'IGO quant ¨¤ savoir si la blessure avait affect¨¦ sa m¨¦moire. En outre, le tribunal ne comprend pas pourquoi l'IGO aurait pu raisonnablement invoquer la d¨¦claration en cause pour s'excuser de l'obligation d'enqu¨ºter sur toutes les informations pertinentes ¨¦tant donn¨¦ son m¨¦pris du contemporain li¨¦ au demandeur au motif que le demandeur n'¨¦tait pas cr¨¦dible. En effet, il est ¨¤ la discr¨¦tion de l¡¯IGO d¡¯¨¦valuer la cr¨¦dibilit¨¦ d¡¯un t¨¦moin et la persuasion de son t¨¦moignage, une telle ¨¦valuation doit ¨ºtre coh¨¦rente et impartiale. Deuxi¨¨mement, le fait que le demandeur ait ¨¦t¨¦ d¨¦clar¨¦ apte au travail n'est pas suffisant pour excuser l'IGO de son obligation d'enqu¨ºter sur toutes les informations pertinentes, y compris des preuves ¨¤ expulse potentielles. En d¨¦clarant que le demandeur est apte au travail, la section m¨¦dicale a essentiellement ¨¦valu¨¦ les fonctions cognitives du demandeur tout en admettant qu '?il ¨¦tait difficile pour lui de faire face ¨¤ son ¨¦tat?. Les preuves enregistr¨¦es montrent ¨¦galement que la section m¨¦dicale poss¨¦dait divers rapports m¨¦dicaux du Dr L. H. ¨¤ partir d'une p¨¦riode similaire, montrant que le demandeur avait souffert de trouble de stress post-traumatique (?SSPT?) et de trouble d'ajustement, et que sa capacit¨¦ ¨¤ contr?ler Ses ¨¦motions et ses comportements avaient ¨¦t¨¦ faibles et qu'il ¨¦tait facilement irrit¨¦ en montrant des signes importants de rage et de col¨¨re. Troisi¨¨mement, il n¡¯ya pas de m¨¦rite dans l¡¯affirmation de l¡¯intim¨¦ selon laquelle le demandeur cr¨¦ait d¨¦j¨¤ un environnement de travail hostile et faisait des commentaires discriminatoires avant ses chirurgies. La lettre de sanction est silencieuse quant au moment de la plupart des incidents sur la base de laquelle la mesure disciplinaire a ¨¦t¨¦ impos¨¦e. L'IGO n'a pas ¨¦tabli le calendrier des incidents pertinents, ¨¤ l'exception d'un incident. De plus, la note psychiatrique au dossier sugg¨¨re que la condition m¨¦dicale du demandeur aurait pu causer des probl¨¨mes dans les milieux sociaux ou de travail, y compris l'agression et la perte d'inhibition sociale ?avant et pendant l'op¨¦ration? en raison du traumatisme physique et psychologique qu'il a travers¨¦ et que ?[[[[[ Le fonctionnement lui-m¨ºme pourrait ¨¦galement avoir des cons¨¦quences psychologiques ?. En cons¨¦quence, aucun facteur n¡¯aurait pu exempter l¡¯IGO de son obligation de s¡¯enseigner davantage sur l'¨¦tat m¨¦dical du demandeur en ¨¦tant en avis de sa pertinence possible pour l'affaire. Que l'IGO ait d'abord ¨¦tudi¨¦ la condition m¨¦dicale du demandeur, l'IGO supporte la charge d'enqu¨ºter pleinement sur toutes les informations pertinentes, notamment si les probl¨¨mes de sant¨¦ mentale du demandeur auraient pu avoir un impact sur ses comportements. En faisant valoir que le requ¨¦rant n'a pas r¨¦ussi ¨¤ soulever en temps opportun la d¨¦fense de la sant¨¦ mentale, l'intim¨¦ tente de transf¨¦rer le fardeau au demandeur et, en tant que tel, n'a pas respect¨¦ son droit d'¨ºtre pr¨¦sum¨¦ innocent en vertu de la SEC. 24 du HCR / AI / 2019/15. En outre, le demandeur, ¨¤ plusieurs reprises, a mentionn¨¦ son ¨¦tat de sant¨¦ ¨¤ l'IGO et le dossier d'enqu¨ºte contient des indications suffisantes montrant la pertinence potentielle de la condition m¨¦dicale du demandeur ¨¤ la conduite en cause. Deuxi¨¨mement, l'IGO aurait pu demander son consentement ¨¤ avoir acc¨¨s aux dossiers m¨¦dicaux du demandeur en ¨¦tant en avis de leur ¨¦ventuelle pertinence pour l'affaire avant de conclure l'enqu¨ºte. Sinon, les enqu¨ºteurs ?devraient conseiller dans leurs rapports de limitations concernant les enqu¨ºtes et de toute preuve qui aurait ¨¦t¨¦ pertinente, mais ils n'ont pas pu obtenir, exprimant des raisons? (voir Asghar UNT / 2019/074, par. 39) . Troisi¨¨mement, la pr¨¦sente affaire se distingue des ouversions, dans laquelle le demandeur a commis un acte d'agression physique, il a ¨¦t¨¦ s¨¦par¨¦ du service et son ¨¦tat de sant¨¦ mentale a ¨¦t¨¦ examin¨¦ lors de la r¨¦ception des informations fournies. En revanche, en l'esp¨¨ce, apr¨¨s avoir remarqu¨¦ que le demandeur a subi deux chirurgies du cerveau, qu'il avait non r¨¦solu des probl¨¨mes de sant¨¦ mentale ¨¤ son retour au travail et que ceux-ci affectaient ses relations au travail, l'IGO n'a pas poursuivi de lignes raisonnables de l'enqu¨ºte ¨¤ cet ¨¦gard ou enqu¨ºtant si les probl¨¨mes de sant¨¦ mentale du demandeur auraient pu provoquer, contribuer ou att¨¦nuer la conduite en cause en vertu de l'article110 (a) du HCR / AI / 2019/15. Enfin, ¨¦tant donn¨¦ son incapacit¨¦ ¨¤ enqu¨ºter correctement sur la condition m¨¦dicale du demandeur, l¡¯IGO a ¨¦chou¨¦ dans son devoir de mener une enqu¨ºte approfondie, de demander des preuves inculpatoires et ¨¤ d¨¦nonciation, et de maintenir l¡¯objectivit¨¦ tout au long du processus d¡¯enqu¨ºte. Le moins que l'IGO aurait pu faire ¨¦tait de demander des informations dans la section m¨¦dicale. Il n¡¯existe cependant aucune preuve que l¡¯¨¦tat m¨¦dical du demandeur a ¨¦t¨¦ correctement port¨¦ ¨¤ l¡¯attention du d¨¦cideur. Ainsi, la proc¨¦dure d'enqu¨ºte en cause ¨¦tait significativement incompl¨¨te, proc¨¦durale injuste et ill¨¦gale. En tant que tels, des preuves inculpatoires solides ont ¨¦t¨¦ recueillies, mais elle ¨¦tait moins approfondie en ce qui concerne les preuves ¨¤ d¨¦charge. En cons¨¦quence, l'IGO n'a pas r¨¦ussi ¨¤ enqu¨ºter correctement sur l'¨¦tat m¨¦dical du demandeur apr¨¨s avoir ¨¦t¨¦ en avis de sa pertinence possible pour l'affaire avant de conclure l'enqu¨ºte. Que la mesure disciplinaire appliqu¨¦e soit proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction lors du choix de la sanction appropri¨¦e parmi un ensemble de sanctions autoris¨¦es, le d¨¦cideur doit tenir compte de tous les facteurs pertinents (voir Kennedy 2021-UNAT-1184, par. 63). En l'esp¨¨ce, ¨¦tant donn¨¦ le d¨¦faut de l'IGO ¨¤ enqu¨ºter correctement sur l'¨¦tat de sant¨¦ du demandeur, le d¨¦cideur n'avait pas toutes les informations pertinentes sur lesquelles fonder la d¨¦cision contest¨¦e. En effet, l'administration n'avait aucun d¨¦tail sur la nature, l'¨¦tendue et l'effet des chirurgies c¨¦r¨¦brales du demandeur et / ou des probl¨¨mes de sant¨¦ mentale au moment de la conduite et ne pouvaient donc pas ¨¦valuer ¨¤ quel point il ¨¦tait coupable pour la conduite pr¨¦sum¨¦e et dans quelle mesure son la condition devrait att¨¦nuer le cas. Cela a eu l'effet que ces consid¨¦rations fondamentales ne pouvaient pas ¨ºtre correctement appr¨¦ci¨¦es en tant que facteurs excuse ou att¨¦nuants. En tant que tel, l'administration ne pouvait pas tenir compte de la totalit¨¦ des circonstances pertinentes, y compris la condition m¨¦dicale du demandeur, avant de trouver une faute et d'appliquer la sanction impos¨¦e. Par cons¨¦quent, tous les facteurs pertinents n¡¯ont pas ¨¦t¨¦ correctement ¨¦tudi¨¦s, de sorte que le d¨¦cideur n¡¯¨¦tait pas en mesure de peser ad¨¦quatement tous les facteurs ¨¤ expulsion ou att¨¦nuants, notamment, la condition m¨¦dicale du demandeur. De telles ¨¦checs entra?nent par cons¨¦quent une d¨¦cision administrative manifestement d¨¦raisonnable. En cons¨¦quence, la mesure disciplinaire appliqu¨¦e en l'esp¨¨ce ¨¦tait manifestement d¨¦raisonnable et disproportionn¨¦e ¨¤ l'inconduite. La conclusion sur la l¨¦galit¨¦ de la d¨¦cision contest¨¦e ¨¦tant donn¨¦ ses conclusions selon lesquelles l'IGO n'a pas r¨¦ussi ¨¤ enqu¨ºter correctement sur l'¨¦tat m¨¦dical du demandeur en ¨¦tant en avis de sa pertinence possible pour l'affaire avant de conclure l'enqu¨ºte, et que la mesure disciplinaire appliqu¨¦e ¨¦tait manifestement d¨¦raisonnable et disproportionn¨¦e, et que la mesure disciplinaire appliqu¨¦e ¨¦tait manifestement d¨¦raisonnable et disproportionn¨¦e et disproportion ? l'inconduite, le tribunal constate que la d¨¦cision contest¨¦e ne se pr¨¦sente pas. En outre, le non-consid¨¦ration des probl¨¨mes de sant¨¦ mentale du demandeur tout au long de l'enqu¨ºte et des proc¨¦dures disciplinaires semble r¨¦v¨¦ler une manquement ¨¤ l'obligation de diligence envers le demandeur en tant que membre du personnel de l'organisation, car son ¨¦tat de sant¨¦ mentale n'a pas ¨¦t¨¦ correctement consid¨¦r¨¦ avant de d¨¦cider de La r¨¦siliation de son service en tant que sanction qui lui sera appliqu¨¦e. Par cons¨¦quent, la d¨¦cision contest¨¦e est ill¨¦gale. Que le demandeur ait droit ¨¤ tout rem¨¨de car la d¨¦cision contest¨¦e est ill¨¦gale, elle doit ¨ºtre annul¨¦e et la mesure disciplinaire doit ¨ºtre annul¨¦e. Cela implique la r¨¦int¨¦gration du requ¨¦rant sur son poste et dans le m¨ºme type de contrat qu'il d¨¦tenait au moment de sa s¨¦paration. ?tant donn¨¦ que le d¨¦cideur n'avait pas toutes les informations pertinentes pour d¨¦cider de la sanction appropri¨¦e en raison de l'¨¦chec de l'administration ¨¤ enqu¨ºter correctement sur l'¨¦tat de sant¨¦ mentale du demandeur et l'impact que cela a pu avoir sur ses comportements, et consid¨¦rant que l'administration est meilleure Plac¨¦ pour peser tous les facteurs pertinents pour d¨¦terminer une sanction appropri¨¦e, le tribunal juge appropri¨¦ de renvoyer le cas du demandeur ¨¤ l'administration pour un traitement appropri¨¦. Pour d¨¦terminer le montant de la r¨¦mun¨¦ration en ligne pour les personnes recrut¨¦es lors d'un rendez-vous ¨¤ dur¨¦e d¨¦termin¨¦e, le tribunal ?doit prendre en compte, entre autres, la dur¨¦e du contrat et le reste dudit terme, le cas ¨¦ch¨¦ant Le temps de toute violation pr¨¦sum¨¦e ?(voir, par exemple, Bagot 2017-UNAT-718, par. 74). En l'esp¨¨ce, le demandeur a ¨¦t¨¦ s¨¦par¨¦ du service le 30 novembre 2020, lorsque son rendez-vous ¨¤ dur¨¦e d¨¦termin¨¦e a expir¨¦. De plus, une nomination ¨¤ dur¨¦e d¨¦termin¨¦e ne porte aucune esp¨¦rance, l¨¦gale ou autre, de renouvellement en vertu du r¨¨glement 4.5 (c) et de la r¨¨gle 4.13 (c) du personnel et expire automatiquement, sans pr¨¦avis, ¨¤ la date d'expiration. Compte tenu de la soumission de l'intim¨¦ selon lequel ?¨¤ la lumi¨¨re des preuves ¨¦tablies et incontest¨¦es des commentaires r¨¦p¨¦titifs racistes, sexistes et homophobes du demandeur, la r¨¦int¨¦gration n'est pas une solution viable possible?, il est raisonnable de d¨¦duire que le demandeur n'avait aucune chance de renouvellement de sa fixe -M¨¦diction ¨¤ terme au moment de la d¨¦cision contest¨¦e. En cons¨¦quence, il n'y a aucun fondement pour accorder une r¨¦mun¨¦ration en ligne dans la pr¨¦sente affaire. S'il est vrai que le rapport m¨¦dical du 7 septembre 2022 ne mentionne aucune cause pour les troubles diagnostiqu¨¦s, de tels troubles n'avaient jamais ¨¦t¨¦ mentionn¨¦s dans divers rapports m¨¦dicaux ¨¦mis avant la d¨¦cision contest¨¦s mais ont ¨¦t¨¦ observ¨¦s peu de temps apr¨¨s l'imposition de la sanction disciplinaire. Il ne fait aucun doute que la d¨¦cision contest¨¦e a encore d¨¦t¨¦rior¨¦ la condition psychologique du demandeur. Le tribunal trouve ainsi un lien de causalit¨¦ entre le pr¨¦judice moral du demandeur et la d¨¦cision contest¨¦e. En cons¨¦quence, les troubles diagnostiqu¨¦s du demandeur m¨¦ritent une sentence compensatoire. Compte tenu des circonstances totales de l'affaire, le tribunal juge appropri¨¦ d'accorder 5 000 USD comme compensation en vertu de l'art. 10.5 (b) de sa loi.
Decision Contested or Judgment/Order Appealed
Le demandeur conteste la d¨¦cision de lui imposer la mesure disciplinaire de la s¨¦paration du service avec une indemnit¨¦ au lieu d'un avis et sans licenciement.
Legal Principle(s)
En cas de harc¨¨lement et de discrimination, le tribunal n'est pas investi avec le pouvoir de mener une enqu¨ºte de novo sur la plainte initiale (voir, par exemple, Luvai 2014-UNAT-417, par. 58; Messinger 2011-UNAT-123, par. 27). En effet, comme le tribunal d'appel a ¨¦t¨¦ d¨¦tenu ¨¤ Sanwidi qu'en exer?ant un examen judiciaire, le r?le du tribunal des diff¨¦rends est de d¨¦terminer si la d¨¦cision administrative sous contestation est raisonnable et ¨¦quitable, l¨¦galement et proc¨¦durale correcte et proportionn¨¦e (voir Sanwidi 2010- UNAT-084 ). N¨¦anmoins, le tribunal peut d¨¦terminer s'il y a eu une enqu¨ºte appropri¨¦e sur les all¨¦gations (voir, par exemple, Messinger 2011-UNAT-123, par. 27). ? cet ¨¦gard, la jurisprudence du Tribunal d'appel est coh¨¦rente et claire depuis 2010 (voir, par exemple, Ourques 2017-UNAT-745, par. 14; Kennedy 2021-UNAT-1184, par. 49), ¨¦tablissant que le Tribunal peut ?consid¨¦rer La question de savoir si des questions pertinentes ont ¨¦t¨¦ ignor¨¦es et des questions non pertinentes consid¨¦r¨¦es, et examinent ¨¦galement si la d¨¦cision est absurde ou perverse ?(voir Sanwidi, par. 40). De plus, conform¨¦ment ¨¤ la jurisprudence bien ¨¦tablie du syst¨¨me de justice interne, l'examen judiciaire d'une affaire disciplinaire exige que le Tribunal examine les preuves pr¨¦sent¨¦es et les proc¨¦dures utilis¨¦es au cours d'une enqu¨ºte de l'administration (voir, par exemple, demandeur 2013 2013 -Unat-302, par. 29). Dans ce contexte, la jurisprudence coh¨¦rente du Tribunal d'appel (voir, par exemple, Haniya 2010-UNAT-024, par. 2020-UNAT-1024, par. 48) exige que le tribunal se v¨¦rifie dans ce cas: a) si les faits sur lesquels la mesure disciplinaire ¨¦tait fond¨¦e ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies conform¨¦ment ¨¤ la norme applicable; b) si les faits ¨¦tablis constituent l¨¦galement une faute en vertu des r¨¨glements et r¨¨gles du personnel; c) La question de savoir si la mesure disciplinaire appliqu¨¦e est proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction, et d) si les droits de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re du demandeur ont ¨¦t¨¦ respect¨¦s pendant l'enqu¨ºte et le processus disciplinaire. Le bureau de l'inspecteur g¨¦n¨¦ral du HCR est oblig¨¦ d'enqu¨ºter sur toutes les informations et preuves pertinentes, inculpatoires et ¨¤ l'excuse. Toutes ces informations doivent ¨ºtre divulgu¨¦es au sujet de l'enqu¨ºte et au d¨¦cideur conform¨¦ment aux principes de l'¨¦quit¨¦ proc¨¦durale et de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re. De plus, ?Les enqu¨ºteurs ne doivent pas ¨ºtre biais¨¦s ou induire en erreur les d¨¦cideurs en ce qui concerne les conclusions de fait ou en ce qui concerne les d¨¦clarations de la loi. Ils devraient conseiller dans leurs rapports de limitations concernant les enqu¨ºtes et de toute preuve qui aurait ¨¦t¨¦ pertinente, mais ils n'ont pas pu obtenir, exprimant des raisons ?(voir Asghar UNT / 2019/074, par. 39). En effet, ¨¦tant donn¨¦ que des mesures disciplinaires telles que le licenciement et la s¨¦paration du service seraient souvent bas¨¦es sur un rapport d'enqu¨ºte, ce dernier doit ¨ºtre impartial, objectif, factuellement correct et complet. Pour produire un tel rapport d'enqu¨ºte, les enqu¨ºteurs doivent exercer leurs fonctions et leur pouvoir avec un fort sentiment de responsabilit¨¦ et de responsabilit¨¦, et ils ne peuvent ignorer aucune information pertinente qui pourrait avoir un impact sur l'issue de l'enqu¨ºte. La question du degr¨¦ de sanction est g¨¦n¨¦ralement r¨¦serv¨¦e ¨¤ l'administration, qui a le pouvoir discr¨¦tionnaire d'imposer la mesure qu'elle consid¨¨re ad¨¦quate aux circonstances de l'affaire et aux actions et au comportement du membre du personnel impliqu¨¦ ?(voir Portillo Moya 2015 -Unat-523, par. 19). Cependant, ?la d¨¦f¨¦rence due n'implique pas d'acquiescement non critique. Alors que le tribunal des litiges doit r¨¦sister ¨¤ imposer ses propres pr¨¦f¨¦rences et doit permettre au Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral une marge d'appr¨¦ciation, toutes les d¨¦cisions administratives sont n¨¦anmoins tenues d'¨ºtre l¨¦gales, raisonnables et proc¨¦durales ?(voir Samandarov 2018- UNAT-859, par. 24) . ? cet ¨¦gard, la r¨¨gle 10.3 (b) du personnel pr¨¦voit que ?[une] mesure disciplinaire impos¨¦e ¨¤ un membre du personnel est proportionn¨¦e ¨¤ la nature et ¨¤ la gravit¨¦ de son inconduite?. Par cons¨¦quent, une sanction ne doit pas ¨ºtre ?plus excessive que n¨¦cessaire pour obtenir le r¨¦sultat souhait¨¦? (voir Sanwidi, par. 39). La r¨¦mun¨¦ration en lieu en vertu de l'ART.10.5 (a) du statut du tribunal n'est ?pas des dommages-int¨¦r¨ºts compensatoires bas¨¦s sur la perte ¨¦conomique? (voir, par exemple, Eissa 2014-UNAT-469, par. 27). Au lieu de cela, ce sera ?un ¨¦quivalent ¨¦conomique pour la perte de r¨¦siliation ou de performance sp¨¦cifique que le Tribunal a ordonn¨¦ en faveur du membre du personnel? (voir, par exemple, El Awar 2022-UNAT-1265, par. 73; Yavuz 2022-unat- 1266, par. 26). Par cons¨¦quent, ?le facteur le plus important ¨¤ consid¨¦rer dans ce contexte est la valeur p¨¦cuniaire d'une telle r¨¦siliation? et la ?nature et le degr¨¦ des irr¨¦gularit¨¦s commises par l'administration¡ ne sont aucune pertinence juridique pour la valeur p¨¦cuniaire de la r¨¦siliation ordonn¨¦e? (voir El-Awar, par. 73, 74). ?[I] t ne suffit pas pour d¨¦montrer une ill¨¦galit¨¦ pour obtenir une compensation: le demandeur supporte la charge de la preuve pour ¨¦tablir l'existence de cons¨¦quences n¨¦gatives, capable d'¨ºtre consid¨¦r¨¦e que ?le pr¨¦judice doit ¨ºtre directement caus¨¦ par la d¨¦cision administrative en question? (voir Ashour 2019-UNAT-899, par. 31; voir ¨¦galement Kebede 2018- unat-874, par. 20). ?[Le] t¨¦moignage d'un demandeur seul sans corroboration par des preuves ind¨¦pendantes¡ n'est g¨¦n¨¦ralement pas suffisante pour soutenir l'attribution de dommages-int¨¦r¨ºts? (voir Ross 2019-UNAT-926, par. 57).