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UNDT/2021/127

UNAT Held or UNDT Pronouncements

Si les faits sur lesquels la mesure disciplinaire ¨¦taient fond¨¦es ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies en ce qui concerne le chef, le tribunal conclut qu'il existe des preuves claires et convaincantes que le requ¨¦rant n'a pas divulgu¨¦ son conjoint et son p¨¨re en droit avec deux partenaires de mise en ?uvre de l'UNICEF, de que le demandeur ¨¦tait le responsable du programme responsable au nom de l'UNICEF. Dans sa demande, le demandeur ne conteste pas non plus ce fait. Se tournant au compte deux, le tribunal est convaincu que le demandeur a re?u une allocation de d¨¦pendance de conjoint auquel il n'avait pas droit. De plus, le demandeur ne conteste pas qu'il n'a pas inform¨¦ l'UNICEF que les b¨¦n¨¦fices de son conjoint d¨¦passaient le seuil de revenu pertinent en 2016, 2017 et 2018, mais all¨¨gue plut?t que les gains totaux d'emploi de son conjoint n'ont pas d¨¦pass¨¦ le gain de salaire total de la gain de salaire total de la gain de salaire total Le personnel de GS de niveau d'entr¨¦e au N¨¦pal au cours de la p¨¦riode 2013 ¨¤ 2018. Le tribunal constate que cette all¨¦gation est sans fondement. En effet, conform¨¦ment ¨¤ Para. 1 (b) de Cf / Ai / 2000-025 et par. 15.1 de DHR / Proc¨¦dure / 2017/001, le droit ¨¤ une allocation de d¨¦pendance du conjoint est bas¨¦ sur les b¨¦n¨¦fices du conjoint ¨¤ charge pour l'ann¨¦e de r¨¦clamation sp¨¦cifique, et non sur les b¨¦n¨¦fices cumulatifs pour diff¨¦rentes p¨¦riodes, c'est-¨¤-dire 2013 ¨¤ 2018 lorsque le demandeur a ¨¦t¨¦ pay¨¦ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ ¨¤ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ ¨¤ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ ¨¤ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ pour le conjoint pay¨¦ de la conjoint r¨¦mun¨¦r¨¦, c'est-¨¤-dire 2013 ¨¤ 2018 lorsque le demandeur a pay¨¦ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ ¨¤ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ pour le conjoint pay¨¦ ¨¤ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ pour le conjoint pay¨¦ pour le conjoint du conjoint pay¨¦, c'est-¨¤-dire 2013 ¨¤ 2018 lorsque le demandeur a pay¨¦ la d¨¦pendance du conjoint pay¨¦ allocation. De plus, pendant le CMD et dans sa soumission de cl?ture, le demandeur a soulev¨¦ un nouvel argument: qu'il n'avait jamais r¨¦clam¨¦ l'allocation de conjoint. M¨ºme en supposant que le nouvel argument est admissible, le tribunal n'est pas persuad¨¦. Le Tribunal ne voit pas comment un formulaire de rapport de situation et de demande sign¨¦ en 2013, m¨ºme s'il est authentique, pourrait ¨ºtre utilis¨¦ pour prouver que le demandeur n'a pas revendiqu¨¦ l'allocation de d¨¦pendance du conjoint pour les ann¨¦es 2016, 2017 et 2018. En outre, Il est incontestable que le paiement des allocations de d¨¦pendance n'est pas automatique et que les membres du personnel doivent demander le paiement des allocations auxquelles ils peuvent avoir droit. Par cons¨¦quent, il existe des preuves claires et convaincantes que le demandeur a r¨¦clam¨¦ l'allocation de d¨¦pendance au conjoint auquel il n'avait pas droit. En cons¨¦quence, les faits sur lesquels la mesure disciplinaire en cause ont ¨¦t¨¦ fond¨¦es ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies par des preuves claires et convaincantes. Que les faits ¨¦tablis constituent l¨¦galement des conflits d'int¨¦r¨ºts pour faute, le demandeur ¨¦tait le gestionnaire de programme et l'officier de certification de l'ACP de l'UNICEF avec Lifeline N¨¦pal et Golden Community, qui ont tous deux re?u un financement substantiel de l'UNICEF. Lifeline N¨¦pal a pay¨¦ au conjoint du demandeur environ 21 000 USD en tant que consultant pour un programme parrain¨¦ par l'UNICEF que le demandeur a g¨¦r¨¦. En tant que responsable de programme, le demandeur s'est engag¨¦ de mani¨¨re professionnelle avec son conjoint, qui a agi en tant que membre du conseil d'administration de Golden Community, et avec son beau-p¨¨re en sa qualit¨¦ de directeur g¨¦n¨¦ral de Golden Community. Compte tenu du montant substantiel que le conjoint du demandeur a re?u en tant que consultant pour un programme parrain¨¦ par l'UNICEF, elle a directement b¨¦n¨¦fici¨¦ de son engagement avec Lifeline N¨¦pal. C'est donc clairement dans son int¨¦r¨ºt que Lifeline N¨¦pal a continu¨¦ ¨¤ ¨ºtre pay¨¦ par l'UNICEF. Il ¨¦tait ¨¦galement dans l¡¯int¨¦r¨ºt du beau-p¨¨re du demandeur et du conjoint du demandeur selon lequel la communaut¨¦ dor¨¦e a ¨¦t¨¦ contract¨¦e et pay¨¦e par l¡¯UNICEF en tant que partenaire de mise en ?uvre. L¡¯all¨¦gation du demandeur selon laquelle son beau-p¨¨re n¡¯a pas obtenu aucun avantage financier de l¡¯accord de partenariat n¡¯a aucun m¨¦rite. En effet, la preuve de gain personnel ou de prestation financi¨¨re n'est pas un ¨¦l¨¦ment requis pour ¨¦tablir si un membre du personnel s'est engag¨¦ dans des conflits d'int¨¦r¨ºts (voir, par exemple, Ganbold 2019-UNAT-976, par. 32-34). Par cons¨¦quent, les int¨¦r¨ºts personnels du demandeur ont directement interf¨¦r¨¦ avec son r?le de personne charg¨¦e de g¨¦rer les partenaires de mise en ?uvre au nom de l¡¯UNICEF. En cons¨¦quence, le tribunal constate que le demandeur s'est engag¨¦ dans le conflit d'int¨¦r¨ºts en l'esp¨¨ce. En tant que membre du personnel, il a donc ¨¦t¨¦ oblig¨¦ de divulguer son conflit d'int¨¦r¨ºts en vertu du r¨¨glement 1.2 (m), de la r¨¨gle 1.2 (q) et du par. 23 des normes de conduite pour la fonction publique internationale. Cependant, le demandeur n'a pas fait et ne s'est pas officiellement excus¨¦ de toute implication dans cette question, ce qui pourrait donner lieu ¨¤ une situation de conflit d'int¨¦r¨ºts. Le tribunal n'est pas convaincu par l'all¨¦gation du demandeur selon laquelle son non-divulgation du conflit d'int¨¦r¨ºts ¨¦tait un acte d'omission de bonne foi car il n'avait pas termin¨¦ le cours obligatoire sur l'¨¦thique et la sensibilisation ¨¤ la fraude. Il est de la responsabilit¨¦ du demandeur de suivre tous les cours obligatoires, y compris le cours obligatoire sur l'¨¦thique et la sensibilisation ¨¤ la fraude. En outre, la divulgation par le requ¨¦rant des conflits d'int¨¦r¨ºts concernant la participation de son conjoint et de son beau-p¨¨re avec deux partenaires de mise en ?uvre de l'UNICEF au stade pr¨¦coce de l'enqu¨ºte ne remet pas son non-respect de son obligation de divulguer les conflits d'int¨¦r¨ºts. Notamment, le r¨¨glement 1.2 (m) exige explicitement qu'un membre du personnel divulgue (possible) conflit d'int¨¦r¨ºts lorsqu'il survient. L'admission des conflits d'int¨¦r¨ºts au cours de la proc¨¦dure d'enqu¨ºte n'apporte donc pas une violation de l'obligation de divulguer les conflits d'int¨¦r¨ºts. En cons¨¦quence, le d¨¦faut du demandeur ¨¤ divulguer son conflit d'int¨¦r¨ºts concernant la participation de son conjoint et de son beau-p¨¨re dans deux partenaires de mise en ?uvre de l'UNICEF est en violation du r¨¨glement 1.2 (m), de la r¨¨gle 1.2 (q) et du par. 23 des normes de conduite pour la fonction publique internationale, et ¨¦quivaut donc ¨¤ une faute conform¨¦ment ¨¤ la r¨¨gle 10.1 (a) et au paragraphe 1.4 de CF / 2012-005. R¨¦ception ill¨¦gale de l'allocation de d¨¦pendance du conjoint Le demandeur ne conteste pas qu'il n'avait pas inform¨¦ l'UNICEF que les b¨¦n¨¦fices de son conjoint ont d¨¦pass¨¦ le seuil de revenu pertinent dans les ann¨¦es 2016, 2017 et 2018. Un tel ¨¦chec montre un manque inh¨¦rent d'int¨¦grit¨¦ dans la violation du r¨¨glement 1.2 du personnel ( b). De plus, sous par. 7 de DHR / Proc¨¦dure / 2017/01, le membre du personnel est oblig¨¦ d'attester qu'il / elle remplit l'admissibilit¨¦ et les conditions de paiement, y compris l'exactitude des informations fournies dans sa demande d'allocation de d¨¦pendance. Le d¨¦faut du demandeur ¨¤ informer l¡¯UNICEF que les b¨¦n¨¦fices de son conjoint ont d¨¦pass¨¦ le seuil de revenu pertinent dans les ann¨¦es 2017 et 2018 sont donc en violation du PARA. 7 de DHR / Proc¨¦dure / 2017/01. De plus, sous par. 1.4 (d) de CF / EXD / 2012-005, fausses d¨¦clarations, contrefa?on ou fausse certification dans le cadre de toute r¨¦clamation ou prestation officielle, notamment le non-divulgation d'un mat¨¦riel de fait ¨¤ cette r¨¦clamation ou avantage, ¨¦quivaut ¨¤ une faute. Par cons¨¦quent, la r¨¦ception ill¨¦gale du demandeur de l'allocation de d¨¦pendance du conjoint au cours de la p¨¦riode de 2016 ¨¤ 2018 ¨¦quivaut ¨¤ une faute conform¨¦ment ¨¤ la r¨¨gle 10.1 (a) et au par. 1.4 de CF / EXD / 2012-005. En cons¨¦quence, le tribunal conclut que les actions du demandeur concernant ¨¤ la fois les conflits d'int¨¦r¨ºts et l'allocation de d¨¦pendance au conjoint constituent une faute en vertu de la r¨¨gle 10.1 (a) et du par. 1.4 de CF / EXD / 2012-005. La question de savoir si la mesure disciplinaire appliqu¨¦e ¨¦tait proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction si l'administration examinait d?ment la totalit¨¦ des circonstances de l'affaire, le tribunal doit d¨¦terminer si l'imposition de la s¨¦paration de l'administration contre le service avec une compensation au lieu de l'avis et avec des indemnit¨¦s de licenciement ¨¦tait apr¨¨s avoir d?ment consid¨¦r¨¦ comme consid¨¦ration ¨¤ toutes les circonstances de l'affaire. L'UNICEF a impos¨¦ la sanction ¨¤ deux chefs d'accusation: a. Entre ONE: Le demandeur n'a pas divulgu¨¦ un grave conflit d'int¨¦r¨ºts impliquant son conjoint et son beau-p¨¨re; et B. Deuxi¨¨me chef: Il a revendiqu¨¦ une allocation de conjoint tandis que son conjoint a gagn¨¦ plus que le seuil de salaire stipul¨¦ de la p¨¦riode 2016 ¨¤ 2018. Sous Par. 11 de DHR / Proc¨¦dure / 2017/01, le non-signalement des modifications ou la falsification des informations fournies en ce qui concerne les allocations de d¨¦pendance peut entra?ner, entre autres, des mesures disciplinaires conform¨¦ment ¨¤ la r¨¨gle 10.2 du personnel, y compris le licenciement pour faute. En outre, les preuves enregistr¨¦es montrent qu'en d¨¦terminant la sanction appropri¨¦e ¨¤ imposer, l'UNICEF a pris en compte le fait que sa r¨¦putation a ¨¦t¨¦ bless¨¦e par l'inconduite du demandeur, alors que les responsables du gouvernement ont discut¨¦ de la participation de son conjoint avec le N¨¦pal de Lifeline. En tant que facteurs att¨¦nuants, a consid¨¦r¨¦ l'UNICEF, entre autres, la performance solide et d¨¦di¨¦e du demandeur, ses remords limit¨¦s et la longue enqu¨ºte qui a dur¨¦ sur une p¨¦riode d'un an tandis que le demandeur a ¨¦t¨¦ plac¨¦ en cong¨¦ administratif sans salaire. Le demandeur n'a donc pas ¨¦t¨¦ s¨¦par¨¦ sans recevoir une indemnit¨¦ de r¨¦siliation, une mesure plus s¨¦v¨¨re que celle qui a finalement ¨¦t¨¦ impos¨¦e. Le demandeur a contest¨¦ que le DED ne tenait pas compte, entre autres: a. Qu'il n'a jamais fait l'objet d'une enqu¨ºte avant l'incident en appel; et B. Qu'il n'a jamais demand¨¦ de gain personnel ni de cr¨¦er des pr¨¦jug¨¦s ¨¤ l'organisation. Cependant, ces comportements constituent un niveau minimum de conformit¨¦ aux r¨¨gles et r¨¦glementations du personnel qui ne constituent pas en soi un facteur att¨¦nuant. Par cons¨¦quent, pour d¨¦terminer la sanction appropri¨¦e, l¡¯administration a d?ment consid¨¦r¨¦ la nature et la gravit¨¦ de l¡¯inconduite du demandeur ainsi que tous les facteurs aggravants et att¨¦nuants. En cons¨¦quence, l¡¯imposition de la sanction par l¡¯administration ¨¦tait apr¨¨s avoir d?ment compte tenu de l¡¯installation des circonstances de l¡¯affaire. Que la sanction appliqu¨¦e soit conforme ¨¤ celles appliqu¨¦es dans des cas similaires, le tribunal n'est pas convaincu par l'all¨¦gation du demandeur selon laquelle la sanction appliqu¨¦e dans le cas est incompatible avec celles appliqu¨¦es dans des cas similaires. En effet, les circonstances des affaires cit¨¦es par le demandeur ne sont pas comparables ¨¤ son cas. ? Baidya, le requ¨¦rant a ¨¦t¨¦ sanctionn¨¦ par une censure ¨¦crite plus une amende d'un salaire de base net d'un mois pour ne pas divulguer la nature de sa relation avec un candidat ¨¤ l'emploi (voir Baidya undt / 2014/106). ? Vedel, le demandeur a ¨¦t¨¦ sanctionn¨¦ avec la perte de deux ¨¦tapes en grade pour ne pas divulguer officiellement un conflit d'int¨¦r¨ºts potentiel. Dans ce cas, la divulgation informelle a ¨¦t¨¦ informelle par le membre du personnel, c'est-¨¤-dire que l'emploi de son mari dans le secteur des transports avec les fournisseurs de l'UNICEF ¨¦tait connu de mani¨¨re informelle parmi ses coll¨¨gues (voir Vedel UNDT / 2019/110). Dans sa soumission de cl?ture, le demandeur a fait r¨¦f¨¦rence ¨¤ trois affaires concernant les activit¨¦s ext¨¦rieures non autoris¨¦es qui attirent normalement des sanctions moins s¨¦v¨¨res. Notamment, le Tribunal d'appel a confirm¨¦ que la s¨¦paration du service n'est pas excessive, abusive, discriminatoire ou absurde dans les cas relatifs ¨¤ un conflit d'int¨¦r¨ºts grave (voir Ganbold 2019-UNAT-976, par. 59). En outre, le non-respect des modifications ou la falsification des informations concernant les allocations de d¨¦pendance peut, en soi, entra?ner un licenciement pour faute en vertu du PARA. 11 de DHR / Proc¨¦dure / 2017/01. Par cons¨¦quent, la d¨¦cision de s¨¦parer le demandeur du service par indemnisation au lieu d'un avis et avec une indemnit¨¦ de r¨¦siliation ne peut ¨ºtre consid¨¦r¨¦e comme excessive, abusive, discriminatoire ou absurde. En cons¨¦quence, la mesure disciplinaire appliqu¨¦e est proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction en l'esp¨¨ce et qu'il n'y a pas de fondement pour interf¨¦rer avec l'exercice du pouvoir discr¨¦tionnaire de l'administration. Que les droits de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re du membre du personnel aient ¨¦t¨¦ respect¨¦s, les ¨¦l¨¦ments cl¨¦s du droit du demandeur ¨¤ une proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re ont ¨¦t¨¦ satisfaits dans le cas pr¨¦sent. Le requ¨¦rant a ¨¦t¨¦ pleinement inform¨¦ des accusations port¨¦es contre lui, a eu la possibilit¨¦ de r¨¦pondre ¨¤ ces all¨¦gations et a ¨¦t¨¦ inform¨¦ du droit de demander l'aide d'un avocat pour sa d¨¦fense. En se tournant vers d'autres irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales pr¨¦sum¨¦es, ¨¤ part la r¨¦alisation des all¨¦gations, le demandeur n'a pas fourni de preuve que l'organisation n'a pas pris de mesures raisonnables pour prot¨¦ger la confidentialit¨¦ des personnes qui font l'objet d'une enqu¨ºte. Il n'a pas non plus ¨¦tay¨¦ la fa?on dont l'utilisation des professionnels du bureau du pays de l'UNICEF ¨¤ aider les enqu¨ºtes a eu un impact n¨¦gatif sur l'enqu¨ºte et / ou le processus disciplinaire, ¨¦tant ¨¦galement en train de consid¨¦rer que le demandeur ne conteste pas les faits fondamentaux en l'esp¨¨ce. Bien que le tribunal soit d'accord avec le demandeur que l'enqu¨ºte qui a dur¨¦ 14 mois a ¨¦t¨¦ longue, le demandeur n'a pas d¨¦montr¨¦ qu'il s'agit d'une erreur de proc¨¦dure qui a affect¨¦ n¨¦gativement l'issue de l'affaire. De plus, l'UNICEF a consid¨¦r¨¦ l'enqu¨ºte prolong¨¦e comme un facteur att¨¦nuant dans la d¨¦termination de la sanction impos¨¦e. En outre, le tribunal constate que les irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales pr¨¦sum¨¦es sont sans cons¨¦quence ¨¦tant donn¨¦ le type et le montant des preuves prouvant l'inconduite du demandeur. En cons¨¦quence, le demandeur n'a pas ¨¦tay¨¦ son affirmation selon laquelle son droit ¨¤ une proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re au cours de l'enqu¨ºte et des proc¨¦dures disciplinaires a ¨¦t¨¦ viol¨¦e. ? la lumi¨¨re de ce qui pr¨¦c¨¨de, le tribunal soutient la mesure disciplinaire impos¨¦e au demandeur. Les rem¨¨des ayant confirm¨¦ la mesure disciplinaire, le tribunal rejette la demande d'indemnisation du demandeur. En ce qui concerne les pr¨¦tendus dommages moraux, autres que les all¨¦gations, le demandeur n'a fourni aucune preuve soutenant qu'il subissait une blessure molaire. Il n'a pas non plus montr¨¦ que la blessure molaire a ¨¦t¨¦ directement caus¨¦e par l'enqu¨ºte prolong¨¦e. En outre, le demandeur n'a pas d¨¦montr¨¦ comment le retard dans l'enqu¨ºte soutient sa demande d'indemnisation pour les pr¨¦tendus dommages professionnels et de r¨¦putation personnels. Il n'a pas ¨¦tabli de lien de causalit¨¦ entre le retard et l'impact sur sa r¨¦putation professionnelle et personnelle. En fait, les pr¨¦tendus dommages de r¨¦putation professionnels et personnels ont ¨¦t¨¦ caus¨¦s directement par l'inconduite du demandeur lui-m¨ºme au lieu de l'enqu¨ºte. En cons¨¦quence, la demande du demandeur pour l'attribution de la r¨¦mun¨¦ration des dommages moraux est refus¨¦e.

Decision Contested or Judgment/Order Appealed

Le requ¨¦rant a contest¨¦ la mesure disciplinaire de la s¨¦paration du service, avec une indemnit¨¦ et une indemnit¨¦ de r¨¦siliation au lieu d'un avis, qui lui a ¨¦t¨¦ impos¨¦e le 31 janvier 2020.

Legal Principle(s)

Dans les cas disciplinaires, le r?le du tribunal des diff¨¦rends est ¨¦tabli par la jurisprudence coh¨¦rente du Tribunal d'appel (voir, par exemple, Haniya 2010 Unat 024, Wishah 2015-UNAT-537, Ladu 2019-UNAT-956; Nyawa 2020 UNAT 1024). La norme g¨¦n¨¦rale de la revue judiciaire exige que le tribunal des diff¨¦rends v¨¦rifie: a) si les faits sur lesquels la mesure disciplinaire ¨¦taient fond¨¦es ont ¨¦t¨¦ ¨¦tablies; b) si les faits ¨¦tablis constituent l¨¦galement une faute; c) si la mesure disciplinaire appliqu¨¦e ¨¦tait proportionn¨¦e ¨¤ l'infraction; et d) si les droits de la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re du demandeur ont ¨¦t¨¦ respect¨¦s au cours de l¡¯enqu¨ºte et du processus disciplinaire. Lorsque le processus disciplinaire entra?ne une s¨¦paration du service, l'inconduite pr¨¦sum¨¦e doit ¨ºtre ¨¦tablie par des preuves claires et convaincantes, ce qui signifie que la v¨¦rit¨¦ des faits affirm¨¦e est tr¨¨s probable (voir, par exemple, Molari 2011-UNAT-164, Ibrahim 2017-unat -776). La question du degr¨¦ de sanction est g¨¦n¨¦ralement r¨¦serv¨¦e ¨¤ l'administration, qui a le pouvoir discr¨¦tionnaire d'imposer la mesure qu'elle consid¨¨re ad¨¦quate aux circonstances de l'affaire et aux actions et au comportement du membre du personnel impliqu¨¦. Le tribunal ne doit pas interf¨¦rer avec le discours administratif ¨¤ moins que ?la sanction impos¨¦e soit manifestement ill¨¦gale, arbitraire, adopt¨¦e au-del¨¤ des limites ¨¦nonc¨¦es par les normes respectives, excessives, abusives, discriminatoires ou absurdes dans sa gravit¨¦? (voir Nyawa 2020-UNAT-1024, dans sa gravit¨¦ ?(voir Nyawa 2020-UNAT-1024, dans sa gravit¨¦? (voir Nyawa 2020-UNAT-1024, par. 89; voir ¨¦galement Portillo Moya 2015-UNAT-523, par. 19-21). N¨¦anmoins, la d¨¦f¨¦rence en raison n¡¯implique pas d¡¯acquiescement non critique (Samandarov 2018-UNAT-859, par. 24). Le Tribunal d'appel a jug¨¦ que l'inconduite ?doit ¨ºtre consid¨¦r¨¦e en termes de nature de la mission, du but et des principes des Nations Unies, et l'impact [que le] type d'inconduite peut avoir sur la r¨¦putation, la cr¨¦dibilit¨¦ et l'int¨¦grit¨¦ de l'organisation? ( Voir Ogorodnikov 2015-UNAT-549, par. 32). Le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral a le pouvoir discr¨¦tionnaire de peser des circonstances aggravantes et att¨¦nuantes lorsqu'il d¨¦cide de la sanction appropri¨¦e ¨¤ imposer (voir Nyawa 2020-UNAT-1024; Ladu 2019-UNAT-956). Les principes de l'¨¦galit¨¦ et de la coh¨¦rence du traitement au travail, qui s'appliquent ¨¤ tous les employ¨¦s des Nations Unies, dictent que lorsque les membres du personnel commettent les m¨ºmes infractions ou largement similaires, la p¨¦nalit¨¦, en g¨¦n¨¦ral, devrait ¨ºtre comparable (voir SOW UNT / 2011/086 , par. 58; voir aussi Baidya undt / 2014/106, par. 66; demandeur UNDT / 2017/039, par. 126). En ce qui concerne le droit ¨¤ la proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re pendant l'enqu¨ºte et les proc¨¦dures disciplinaires, le tribunal d'appel a syst¨¦matiquement jug¨¦ que seules les irr¨¦gularit¨¦s proc¨¦durales substantielles peuvent rendre une sanction disciplinaire ill¨¦gale (voir, par exemple, ABU OSBA 2020-UNAT-1061, par. 66; Muindi 2017- Unat-782). Il incombe au demandeur de fournir une preuve de l'absence de proc¨¦dure r¨¦guli¨¨re et de son impact n¨¦gatif sur l'enqu¨ºte et / ou le processus disciplinaire (voir Pappachan UNDT / 2019/118 Corr.1, para 78). Art. 10.5 (b) de son statut, tel que modifi¨¦ par la r¨¦solution g¨¦n¨¦rale de l'Assembl¨¦e 69/203 adopt¨¦e le 18 d¨¦cembre 2014, pr¨¦voit que la r¨¦mun¨¦ration de pr¨¦judice ne peut ¨ºtre attribu¨¦e que lorsqu'il est ¨¦tay¨¦ par des preuves. En outre, la jurisprudence exige que ?le pr¨¦judice soit d¨¦montr¨¦ d'¨ºtre directement caus¨¦ par la d¨¦cision administrative en question? (voir Kebede 2018- UNAT-874, par. 20; voir aussi Ashour 2019-UNAT-899, par. 31).

Outcome

Rejet¨¦ sur le fond

Le Bureau de l'Administration de la Justice (BAJ) a pr¨¦par¨¦ ce r¨¦sum¨¦ de la jurisprudence a titre informatif seulement. Il ne s'agit pas d'un document officiel et il ne faut pas s'y fier comme une interpr¨¦tation faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions des Tribunaux. Pour les textes faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions, veuillez-vous r¨¦f¨¦rer au jugement ou ¨¤ l'ordonnance rendue par le Tribunal respectif. Les Tribunaux sont les seuls organes comp¨¦tents pour interpr¨¦ter leurs jugements respectifs, conform¨¦ment ¨¤ l'article 12(3) du Statut du Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies (TCANU) et ¨¤ l'article 11(3) du Statut du Tribunal d'Appel des Nations Unies (TANU). Toute inexactitude dans cette publication rel¨¨ve seulement la responsabilit¨¦ du BAJ, qui doit ¨ºtre contact¨¦ directement pour toute demande de correction. Pour faire part de vos commentaires, n¡¯h¨¦sitez pas ¨¤ communiquer avec BAJ ¨¤ oaj@un.org

Les r¨¦sum¨¦s des jugements ¨¦taient g¨¦n¨¦ralement pr¨¦par¨¦s en anglais. Ils ont ¨¦t¨¦ traduits en Fran?ais et sont en cours d'examen pour en v¨¦rifier l'exactitude.

Applicants/Appellants
Ashish KC
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Num¨¦ros d'Affaires
Tribunal
Lieu du Greffe
Date of Judgement
Duty Judge
Language of Judgment
Type de D¨¦cision