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UNDT/2023/009

UNAT Held or UNDT Pronouncements

La l¨¦galit¨¦ de la d¨¦cision contest¨¦e

L'Administration a-t-elle correctement exerc¨¦ son pouvoir discr¨¦tionnaire en n'accordant pas au requ¨¦rant des modalit¨¦s de t¨¦l¨¦travail ?

Le devoir de diligence de l¡¯Organisation envers le personnel pendant la pand¨¦mie de COVID-19

Depuis mars 2020, lorsque l'OMS a d¨¦clar¨¦ la COVID-19 pand¨¦mie mondiale, l'Organisation a veill¨¦ ¨¤ ce que toutes les mesures n¨¦cessaires soient en place pour garantir la s¨¦curit¨¦ et la sant¨¦ de l'ensemble du personnel des Nations Unies dans l'exercice des fonctions et responsabilit¨¦s qui leur sont confi¨¦es.

La nature des fonctions de la Requ¨¦rante peut n¨¦cessiter sa pr¨¦sence sur place, comme en t¨¦moigne le fait que la personne exer?ant ses fonctions est venue une fois par semaine au bureau du 23 janvier 2021 au 26 mars 2021.

Toutefois, cela ne signifie pas n¨¦cessairement que la requ¨¦rante n¡¯a pas droit ¨¤ un autre mode de travail lui permettant de travailler ¨¤ distance depuis son lieu d¡¯affectation. De l¡¯avis du Tribunal, les r¨¨gles sur lesquelles le HCR a fond¨¦ sa d¨¦cision sont suffisamment souples pour r¨¦pondre aux besoins sp¨¦cifiques du requ¨¦rant. En effet, en vertu des directives administratives de 2021, le personnel dont la pr¨¦sence sur place est requise devrait ¨ºtre d¨¦sign¨¦ sur une base volontaire dans la mesure du possible, et l'Administration peut demander aux membres du personnel d'exercer temporairement des fonctions diff¨¦rentes de celles qui leur sont normalement assign¨¦es.

Am¨¦nagement raisonnable pour circonstances personnelles imp¨¦rieuses

L¡¯Administration a refus¨¦ de r¨¦pondre aux besoins du requ¨¦rant au seul motif vague de ? n¨¦cessit¨¦s op¨¦rationnelles ?, comme le pr¨¦tend le d¨¦fendeur, sans d¨¦velopper cette ? n¨¦cessit¨¦ ?. Ce faisant, elle n¡¯a pas d?ment pris en compte les circonstances personnelles imp¨¦rieuses du demandeur. Tout en faisant valoir que les t?ches attendues de la requ¨¦rante ne peuvent ¨ºtre accomplies ¨¤ distance, l'Administration n'a pas examin¨¦ s'il ¨¦tait possible d'adapter ses fonctions en vertu de l'article. 6 des Lignes directrices administratives de 2021. En outre, l¡¯administration n¡¯a pas correctement pes¨¦ et pond¨¦r¨¦ tous les facteurs pertinents, notamment la question de savoir si les am¨¦nagements demand¨¦s auraient repr¨¦sent¨¦ ? une charge disproportionn¨¦e ou indue sur le lieu de travail ?.

En outre, l¡¯administration a exerc¨¦ son pouvoir discr¨¦tionnaire en violation de la r¨¨gle selon laquelle ? les modalit¨¦s de travail flexibles dans le cadre d¡¯am¨¦nagements du lieu de travail pour raisons m¨¦dicales ne constituent pas des accords volontaires ?, codifi¨¦e dans UNHCR/AI/2022/09 (Instruction administrative sur les cong¨¦s de maladie).

H¨¦bergement sur le lieu de travail pour les femmes enceintes

Le HCR autorise des am¨¦nagements sur le lieu de travail pour les membres du personnel enceintes en vertu de l'art. 5(b) du HCR/AI/2018/2. Cependant, il n'aborde pas explicitement les circonstances sp¨¦cifiques de la requ¨¦rante, ¨¤ savoir une grossesse ¨¤ haut risque et les restrictions de voyage caus¨¦es par la pand¨¦mie de COVID-19 qui ne lui permettent pas de retourner ¨¤ son lieu d'affectation imm¨¦diatement apr¨¨s la fin de son cong¨¦ sans solde de deux ans. o¨´ l¡¯infrastructure publique des soins de sant¨¦ avait ¨¦t¨¦ mise ¨¤ rude ¨¦preuve pendant la p¨¦riode concern¨¦e.

Le fait qu¡¯il existe une lacune dans le cadre juridique ne peut pas jouer au d¨¦triment des membres du personnel. Dans de telles circonstances, l¡¯Administration aurait d? appliquer au cas du requ¨¦rant la disposition la plus favorable disponible dans le Statut et le R¨¨glement du personnel (voir, par exemple, Barbulescu UNDT/2022/090, par. 41 ; Tribunal administratif de l¡¯Organisation internationale du Travail, jugement n¡ã 4250, In re K. (2020), paragraphe 8).

Consid¨¦rant que le requ¨¦rant est un membre du personnel recrut¨¦ localement, l'Administration aurait d? appliquer le sec. 14 du HCR/AI/2018/2, qui est la disposition la plus favorable, mutatis mutandis, au cas du requ¨¦rant. En cons¨¦quence, le responsable aurait d? accorder au requ¨¦rant des modalit¨¦s de t¨¦l¨¦travail, dans la mesure du possible, en h¨¦bergeant le fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions officielles.

Au lieu de cela, l¡¯Administration a propos¨¦ ¨¤ la requ¨¦rante des options plus difficiles, telles que la d¨¦mission et la prolongation de son CNP jusqu¡¯au 31 d¨¦cembre 2021. Cela constitue sans aucun doute un traitement discriminatoire ¨¤ l¡¯¨¦gard d¡¯une femme enceinte en raison de son sexe (voir, par exemple, le jugement n¡ã 3861 du TAOIT, In L. G. (n¡ã 2) (2017), paragraphe 7).

En cons¨¦quence, l¡¯Administration n¡¯a pas correctement exerc¨¦ son pouvoir discr¨¦tionnaire en n¡¯accordant pas au requ¨¦rant des modalit¨¦s de t¨¦l¨¦travail pendant environ deux mois. En tant que telle, l¡¯Organisation a manqu¨¦ ¨¤ son devoir de diligence envers le requ¨¦rant en vertu de l¡¯article 1.2(c) du Statut du personnel.

La demanderesse a-t-elle droit au SLWFP avant le cong¨¦ de maternit¨¦ et le cong¨¦ de maternit¨¦ ult¨¦rieur ?

M¨ºme en supposant pour l'argumentation que la d¨¦cision de ne pas accorder ¨¤ la requ¨¦rante des modalit¨¦s de t¨¦l¨¦travail pendant environ deux mois ¨¦tait l¨¦gale, le Tribunal estime que la requ¨¦rante aurait eu droit au SLWFP avant le cong¨¦ de maternit¨¦ et le cong¨¦ de maternit¨¦ ult¨¦rieur.

Tandis que sec. 2 du document UNHCR/AI/2018/2 pr¨¦voit explicitement qu'il s'applique aux membres du personnel en ? service actif ?. Pour d¨¦terminer l'¨¦ligibilit¨¦ de la requ¨¦rante aux prestations de maternit¨¦, elle n'aurait pas pu ¨ºtre trait¨¦e comme un membre du personnel n'¨¦tant pas en service actif compte tenu de toutes les circonstances pertinentes. . En effet, les ¨¦l¨¦ments de preuve vers¨¦s au dossier montrent que le cong¨¦ sans solde de la requ¨¦rante avait pris fin le 22 janvier 2021 et qu'elle a explicitement confirm¨¦ au HCR sa volont¨¦ de retourner au travail via le t¨¦l¨¦travail compte tenu de sa grossesse ¨¤ haut risque et des restrictions de voyage au plus fort de la crise. Pand¨¦mie de covid-19. ? ce titre, la Section m¨¦dicale du HCR a recommand¨¦ au requ¨¦rant d¡¯effectuer du t¨¦l¨¦travail du 25 janvier 2021 au 17 mars 2021. N¨¦anmoins, l¡¯Administration a ill¨¦galement rejet¨¦ la demande d¡¯am¨¦nagement du t¨¦l¨¦travail du requ¨¦rant.

Le requ¨¦rant ne devrait pas ¨ºtre d¨¦savantag¨¦ par les propres actes r¨¦pr¨¦hensibles de l¡¯Administration. ? Lorsque la responsabilit¨¦ d¡¯une d¨¦cision ill¨¦gale incombe ¨¤ l¡¯Administration, elle doit en assumer elle-m¨ºme la responsabilit¨¦ ? (voir Cranfield 2013-UNAT-367, par. 36).

Par cons¨¦quent, le Tribunal ne peut que conclure que la note UNHCR/AI/2018/2 est applicable au requ¨¦rant.

Seconde. L¡¯article 5(b) du document UNHCR/AI/2018/2 pr¨¦voit la possibilit¨¦ d¡¯un cong¨¦ de maternit¨¦ en compl¨¦ment de la p¨¦riode de cong¨¦ de maternit¨¦. De plus, l'Administration aurait d? appliquer l'art. 14 du HCR/AI/2018/2, mutatis mutandis, au cas de la requ¨¦rante, qui exige que le fonctionnaire responsable sur le terrain autorise le SLWFP en l¡¯absence d¡¯affectation possible via un arrangement de t¨¦l¨¦travail, jusqu¡¯¨¤ ce que la fonctionnaire commence son cong¨¦ de maternit¨¦.

Nevertheless, despite the recommendation of the UNHCR Medical Section, the Administration rejected the Applicant¡¯s request for SLWFP.

N¨¦anmoins, malgr¨¦ la recommandation de la Section m¨¦dicale du HCR, l¡¯Administration a rejet¨¦ la demande de SLWFP du requ¨¦rant.

Le Tribunal ne comprend pas comment un d¨¦cideur raisonnable aurait pu ignorer les circonstances personnelles imp¨¦rieuses de la requ¨¦rante, notamment le fait qu¡¯elle ne pouvait pas retourner ¨¤ son lieu d¡¯affectation compte tenu de sa grossesse ¨¤ haut risque et des restrictions de voyage impos¨¦es par la pand¨¦mie de COVID-19.

Par cons¨¦quent, la d¨¦cision de ne pas faire droit ¨¤ la demande de SLWFP de la requ¨¦rante jusqu¡¯au d¨¦but de son cong¨¦ de maternit¨¦ est ill¨¦gale.

De m¨ºme, l¡¯argument du d¨¦fendeur selon lequel la requ¨¦rante n¡¯a pas droit ¨¤ un cong¨¦ de maternit¨¦ n¡¯est pas fond¨¦.

? [Un] droit d¡¯un fonctionnaire au cong¨¦ de maternit¨¦ pendant son service est un droit humain fondamental et ne peut ¨ºtre refus¨¦, limit¨¦ ou restreint pour quelque raison que ce soit ? (voir Barbulescu, par. 41).

Consid¨¦rant que m¨ºme une fonctionnaire qui devient m¨¨re alors qu'elle est en cong¨¦ sans solde a droit ¨¤ un cong¨¦ de maternit¨¦ lorsqu'elle retrouve son statut de salari¨¦ en vertu de la Politique du HCR relative aux cong¨¦s sp¨¦ciaux sans solde (SLWOP), en date du 23 juillet 2010, le Tribunal ne voit aucune raison permettant ¨¤ l'Organisation de refuser ou restreindre le droit de la requ¨¦rante au cong¨¦ de maternit¨¦. En effet, si l'Administration n'avait pas ill¨¦galement emp¨ºch¨¦ la requ¨¦rante de revenir avec un statut r¨¦mun¨¦r¨¦, elle aurait eu droit ¨¤ un cong¨¦ de maternit¨¦.

Partant, la d¨¦cision attaqu¨¦e est ill¨¦gale.

Question de savoir si le demandeur a droit ¨¤ des recours

Ayant constat¨¦ l'ill¨¦galit¨¦ de la d¨¦cision attaqu¨¦e, le Tribunal estime qu'il y a eu erreur judiciaire dans la pr¨¦sente affaire. La d¨¦cision attaqu¨¦e doit donc ¨ºtre annul¨¦e.

S¡¯agissant des demandes de la requ¨¦rante tendant ¨¤ ce que la p¨¦riode comprise entre le 23 janvier 2021 et le 26 mars 2021 soit r¨¦gularis¨¦e en tant que SLWFP, les ¨¦l¨¦ments de preuve vers¨¦s au dossier montrent que la requ¨¦rante aurait commenc¨¦ son cong¨¦ de maternit¨¦ le 18 mars 2021 si l¡¯Administration avait respect¨¦ ses obligations contractuelles. En cons¨¦quence, le Tribunal ne trouve aucune raison de r¨¦gulariser la p¨¦riode entre le 18 mars 2021 et le 26 mars 2021 en tant que SLWFP pour le requ¨¦rant. N¨¦anmoins, compte tenu des circonstances de l'esp¨¨ce, le Tribunal juge appropri¨¦ de r¨¦gulariser la p¨¦riode comprise entre le 23 janvier 2021 et le 17 mars 2021 en tant que SLWFP pour la requ¨¦rante, et de lui accorder l'int¨¦gralit¨¦ des prestations de maternit¨¦ de mani¨¨re r¨¦troactive.

Decision Contested or Judgment/Order Appealed

La Requ¨¦rante, fonctionnaire du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les r¨¦fugi¨¦s (? HCR ?), conteste la d¨¦cision de l'Administration de lui refuser les modalit¨¦s de t¨¦l¨¦travail, son cong¨¦ sp¨¦cial ¨¤ plein traitement (? SLWFP ?) et ses droits de maternit¨¦, malgr¨¦ les examens m¨¦dicaux. L'affirmation par Unit de sa grossesse ¨¤ haut risque ainsi que de la pand¨¦mie en cours.

Legal Principle(s)

Comme pour toute d¨¦cision discr¨¦tionnaire de l'Organisation, le champ de contr?le du Tribunal se limite ¨¤ d¨¦terminer si l'exercice de ce pouvoir discr¨¦tionnaire est l¨¦gal, rationnel, raisonnable et proc¨¦duralement correct afin d'¨¦viter toute injustice, ill¨¦galit¨¦ ou arbitraire (voir, par exemple, Sanwidi 2010-UNAT -084, paragraphe 42 ; Abusoundous 2018-UNAT-812, paragraphe 12).

Il n¡¯appartient pas au Tribunal ? d¡¯examiner le bien-fond¨¦ du choix fait par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral parmi les diff¨¦rentes voies d¡¯action qui s¡¯offrent ¨¤ lui. Il n¡¯appartient pas non plus au Tribunal de substituer sa propre d¨¦cision ¨¤ celle du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral ? (voir Sanwidi, par. 40).

N¨¦anmoins, le Tribunal peut ? examiner si des ¨¦l¨¦ments pertinents ont ¨¦t¨¦ ignor¨¦s et des ¨¦l¨¦ments non pertinents pris en compte, et ¨¦galement examiner si la d¨¦cision est absurde ou perverse ? (voir Sanwidi, par. 40). Si l¡¯Administration agit de mani¨¨re irrationnelle ou d¨¦raisonnable en prenant sa d¨¦cision, le Tribunal est oblig¨¦ de l¡¯annuler (voir Belkhabbaz 2018-UNAT-873, par. 80). ? Ce faisant, il ne substitue pas ill¨¦gitimement sa d¨¦cision ¨¤ celle de l¡¯Administration ; il se contente de se prononcer sur la rationalit¨¦ de la d¨¦cision contest¨¦e ? (voir Belkhabbaz, para. 80).

L¡¯article 1.2(c) du Statut du personnel ¨¦tablit le principe g¨¦n¨¦ral du devoir de prendre des pr¨¦cautions raisonnables pour assurer la s¨¦curit¨¦ des membres du personnel (voir jugement n¡ã 1204 du Tribunal administratif des Nations Unies, Durand (2005), para. XVII). Dans l¡¯affaire Grasshoff, le Tribunal administratif de l¡¯Organisation internationale du travail (? TAOIT ?) a d¨¦clar¨¦ ce qui suit :

C'est un principe fondamental de tout contrat de travail que l'employeur n'exigera pas que l'employ¨¦ travaille dans un endroit dont il sait ou devrait savoir qu'il est dangereux. [....] En cas de doute sur la s¨¦curit¨¦ d'un lieu de travail, il est du devoir de l'employeur de faire les enqu¨ºtes n¨¦cessaires et d'arriver ¨¤ un jugement raisonnable et prudent, et l'employ¨¦ a le droit de se fier ¨¤ son jugement.

Le but m¨ºme du recours est ? de placer le fonctionnaire dans la m¨ºme situation dans laquelle il aurait ¨¦t¨¦ si l¡¯Organisation avait respect¨¦ ses obligations contractuelles ? (voir, par exemple, Requ¨¦rant 2015-UNAT-590, par. 61 ; Warren 2010). -UNAT-059, par. 10).

 

Outcome

Jugement rendu en faveur du requ¨¦rant en int¨¦gralit¨¦ ou en partie

Le Bureau de l'Administration de la Justice (BAJ) a pr¨¦par¨¦ ce r¨¦sum¨¦ de la jurisprudence a titre informatif seulement. Il ne s'agit pas d'un document officiel et il ne faut pas s'y fier comme une interpr¨¦tation faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions des Tribunaux. Pour les textes faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions, veuillez-vous r¨¦f¨¦rer au jugement ou ¨¤ l'ordonnance rendue par le Tribunal respectif. Les Tribunaux sont les seuls organes comp¨¦tents pour interpr¨¦ter leurs jugements respectifs, conform¨¦ment ¨¤ l'article 12(3) du Statut du Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies (TCANU) et ¨¤ l'article 11(3) du Statut du Tribunal d'Appel des Nations Unies (TANU). Toute inexactitude dans cette publication rel¨¨ve seulement la responsabilit¨¦ du BAJ, qui doit ¨ºtre contact¨¦ directement pour toute demande de correction. Pour faire part de vos commentaires, n¡¯h¨¦sitez pas ¨¤ communiquer avec BAJ ¨¤ oaj@un.org

Les r¨¦sum¨¦s des jugements ¨¦taient g¨¦n¨¦ralement pr¨¦par¨¦s en anglais. Ils ont ¨¦t¨¦ traduits en Fran?ais et sont en cours d'examen pour en v¨¦rifier l'exactitude.