UNAT Held or UNDT Pronouncements
Proc¨¦dure de proc¨¦dure La contestation des r¨¦pondants ¨¤ l¡¯admissibilit¨¦ de certains documents art. 18 des r¨¨gles de proc¨¦dure du tribunal contient l¡¯ensemble des normes applicables aux preuves. Cependant, ¨¤ l'exception de l'article 18.6, il n'y a pas de disposition sp¨¦cifique concernant la recevabilit¨¦ des preuves fond¨¦es sur des enregistrements effectu¨¦s sans consentement. Le tribunal constate que la transcription d'une r¨¦union enregistr¨¦e par le demandeur n'est pas admissible dans la proc¨¦dure, car elle est entach¨¦e par le fait que l'un des participants ¨¤ la r¨¦union ne savait pas que la r¨¦union ¨¦tait en cours de discussion. Le demandeur ne peut pas utiliser un ¨¦l¨¦ment de preuve obtenu ill¨¦galement. En fait, dans une majorit¨¦ importante des syst¨¨mes juridiques du monde entier, les enregistrements audio ou vid¨¦o ne sont admissibles que dans des circonstances restrictives: si le consentement a ¨¦t¨¦ obtenu ou si un juge a ¨¦mis un mandat lui permettant. De plus, le Tribunal a ¨¦galement consid¨¦r¨¦ que ce morceau de preuve n'est pas le seul disponible dans le dossier. Le demandeur n'a pas montr¨¦ (et n'a m¨ºme pas all¨¦gu¨¦) que les proc¨¨s-verbaux bas¨¦s sur l'enregistrement audio ¨¦taient la seule fa?on ¨¤ sa disposition pour prouver son cas. En cons¨¦quence, le tribunal ne prendra pas en compte le proc¨¨s-verbal de ladite r¨¦union, car il r¨¦sulte d'un enregistrement audio qui a ¨¦t¨¦ fait sans le consentement de l'autre partie. Reconnabilit¨¦ La d¨¦termination du deuxi¨¨me pr¨¦sident alternatif de l'EPUN selon lequel le demandeur n'a pas ¨¦tabli de cas de repr¨¦sailles prima facie constitue une d¨¦cision administrative r¨¦visable? Le tribunal rappelle que la port¨¦e de sa juridiction, telle que d¨¦finie par l'article 2 de sa loi, est principalement et surtout des ?d¨¦cisions administratives? et non des proc¨¦dures en soi. L'examen d'une proc¨¦dure est n¨¦cessairement li¨¦ ¨¤ une d¨¦cision administrative contest¨¦e auparavant et examin¨¦e par le Tribunal. Le tribunal constate qu¡¯il est clairement ¨¦tabli en ST / SGB / 2017/2 que les recommandations UNEO ne sont pas des d¨¦cisions administratives r¨¦visables et, en tant que telles, elles ne rel¨¨vent pas de la port¨¦e de la juridiction de l¡¯UNT. Il n'y a aucune disposition juridique lui permettant de conclure que les conclusions d'aucune repr¨¦sailles prima facie peuvent ¨ºtre soumises ¨¤ un examen judiciaire et, en outre, une telle disposition contrediserait explicitement le libell¨¦ et la justification de la SEC. 10. M¨ºme s'il consid¨¨re que le cadre applicable est l'ancienne politique (ST / SGB / 2005/21), la jurisprudence du Tribunal d'appel a, par la majorit¨¦, d¨¦cid¨¦ que les actes et omissions de l'UNEO ne constituent pas des d¨¦cisions prises par l'administration . Seule l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale, en tant qu'organe l¨¦gislatif de l'organisation, peut ¨¦tablir et d¨¦finir des conditions dans lesquelles l'acc¨¨s au syst¨¨me de justice interne est accord¨¦ aux membres du personnel. Fournir un acc¨¨s direct au tribunal en relation avec les conclusions UNE de non-repr¨¦sailles prima facie reste une question de politique qui devrait ¨ºtre r¨¦solu par un acte l¨¦gislatif. Compte tenu de ce qui pr¨¦c¨¨de, en ce qui concerne la conclusion de non-repr¨¦sailles prima facie, le tribunal ne peut juger par rapport aux pr¨¦tendus d¨¦fauts proc¨¦duraux commis et des retards encourus par l'UNEO, ni en ce qui concerne le ?conflit d'int¨¦r¨ºts? pr¨¦sum¨¦ qui a conduit ¨¤ la r¨¦cusation de l'ancien conseiller en ¨¦thique, UNEO, du cas du demandeur, car tout tombe de la port¨¦e de ses pouvoirs juridictionnels. L'action ou l'inaction de l'administration sur les recommandations formul¨¦es par le deuxi¨¨me pr¨¦sident alternatif de l'EPUN a-t-il constitu¨¦ une d¨¦cision administrative r¨¦visable? La politique applicable accorde aux plaignants l'acc¨¨s ¨¤ la justice et il s'agit d'une expression du devoir de diligence du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral en ce qui concerne les membres du personnel. L'organisation a-t-elle exerc¨¦ son devoir de diligence envers le demandeur? Les preuves produites devant le Tribunal montrent clairement que le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral, par le biais de l'ASG, de l'OHRM et de l'OHCHR, a fait toutes les tentatives possibles pour que le demandeur travaille dans des positions appropri¨¦es, ¨¤ ³Ò±ð²Ô¨¨±¹±ð, en dehors des lignes de reportage de son ancien superviseur. En cons¨¦quence, le tribunal constate que, selon les preuves produites ¨¤ l'audience et disponibles dans le dossier, il n'y a aucune preuve d'une violation de l'obligation de diligence envers le demandeur. ¸é±ð³¾¨¨»å±ð²õ Le tribunal ne peut pas accorder le premier recours demand¨¦, c'est-¨¤-dire la r¨¦f¨¦rence de l'affaire ¨¤ l'OIOS et le transfert du demandeur ¨¤ un poste appropri¨¦, pour deux raisons. Premi¨¨rement, car il n¡¯a pas comp¨¦tence pour examiner les conclusions d¡¯aucune repr¨¦sailles prima facie faite par le bureau d¡¯¨¦thique et pour remplacer l¡¯¨¦valuation de ce bureau par la sienne. Deuxi¨¨mement, car il n¡¯existe pas de base juridique en vertu du statut du tribunal d¡¯accorder des recours tels que le Tribunal n¡¯est pas le d¨¦cideur. En ce qui concerne le deuxi¨¨me rem¨¨de, le tribunal souligne que le probl¨¨me li¨¦ au communiqu¨¦ de presse est en attente d'arbitrage devant lui dans le cas n ¡ã UNT / GVA / 2017/052. Par cons¨¦quent, il existe clairement une situation lis stylos par rapport au recours demand¨¦ qui emp¨ºche le tribunal de le juger dans le cas actuel. En ce qui concerne le troisi¨¨me recours demand¨¦, le tribunal constate que le bureau d'¨¦thique a pris plus de 45 jours pour terminer son examen pr¨¦liminaire de la plainte du demandeur n'est pas flagrant ou ill¨¦gal, en raison de la nature complexe de l'affaire en jeu. De plus, une lecture attentive des deux Sec. 5.3 de l'ancienne politique et Sec. 7.4 de la nouvelle politique ainsi que l'utilisation des mots ?volont¨¦? et ?doivent? indiquer que lesdits d¨¦lais sont simplement indicatifs. Le tribunal, ayant une s¨¦quence d'¨¦v¨¦nements ¨¤ l'esprit, ne peut que conclure que la requ¨¦rante partage ¨¦galement la responsabilit¨¦ du temps pris pour examiner sa plainte. Alors qu'elle ¨¦tait dans son propre droit de demander un examen, elle ne peut alors pas affirmer qu'elle n'avait rien ¨¤ voir avec la p¨¦riode ¨¦coul¨¦e et l'attribuer exclusivement ¨¤ l'organisation. Le tribunal est conscient que chaque fois que de nouvelles preuves ¨¦taient d¨¦pos¨¦es et qu'un nouvel examen demand¨¦, une nouvelle ¨¦ch¨¦ance a commenc¨¦. Ces d¨¦p?ts et autres demandes r¨¦initialisent clairement l'horloge pour que l'organisation prenne une d¨¦cision car elle r¨¦initialise l'ensemble du processus. Par cons¨¦quent, le Tribunal est d'avis que l'organisation ne peut ¨ºtre tenue responsable des pr¨¦tendus retards, car ils doivent ¨ºtre attribu¨¦s aux initiatives du demandeur. Enfin, l'octroi d'une compensation pour les dommages moraux d¨¦pend d'une condition la plus n¨¦cessaire: une d¨¦cision ill¨¦gale de l'organisation. Sans cet ¨¦l¨¦ment essentiel, le tribunal ne peut accorder au demandeur aucune compensation ¨¤ cet ¨¦gard.
Decision Contested or Judgment/Order Appealed
La requ¨¦rante remet en question ?la proc¨¦dure par laquelle sa demande de protection contre les repr¨¦sailles a ¨¦t¨¦ trait¨¦e, le fait de ne pas la prot¨¦ger des repr¨¦sailles et le non-suivi des recommandations du bureau d'¨¦thique apr¨¨s sa demande de protection contre les repr¨¦sailles?.
Legal Principle(s)
Les devoirs d'un juge avant de prendre une d¨¦cision comprennent une interpr¨¦tation et une compr¨¦hension ad¨¦quates des demandes soumises par les parties, quels que soient leurs noms, mots, structure ou contenu, car le jugement doit n¨¦cessairement se r¨¦f¨¦rer ¨¤ l'¨¦tendue des affirmations des parties (voir Massabini 2012 - UNAT-238, par. 25). Selon l'article 10.1 de ST / SGB / 2017/2, les actions ou les inactions de l'administration suite aux recommandations du bureau d'¨¦thique constituent des d¨¦cisions administratives soumises ¨¤ un examen judiciaire. La compensation des dommages moraux d¨¦pend de trois conditions cumulatives: les ¨¦l¨¦ments du pr¨¦judice lui-m¨ºme, une ill¨¦galit¨¦ et le lien entre les deux. Si l'un de ces trois ¨¦l¨¦ments n'est pas ¨¦tabli, une compensation ne peut ¨ºtre attribu¨¦e. La jurisprudence des tribunaux exige que le pr¨¦judice soit d¨¦montr¨¦ d'¨ºtre directement caus¨¦ par la d¨¦cision administrative en question.