Renforcer la capacité à traiter le lien existant entre le terrorisme et la criminalité organisée en Afrique
Trois examens législatifs (au Bénin, au Mali et au Togo) ont par ailleurs été réalisés, et il a été procédé à une activité de recherche (au Mali). Un atelier régional organisé au Bénin a permis de promouvoir la coopération transfrontière et contribué à l’élaboration d’une boîte à outils. Enfin, en Algérie, deux réunions interrégionales ont permis de former 35 responsables de huit pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest.
Description
Objectifs
Le projet visait à mieux faire connaître et comprendre le lien existant entre la criminalité organisée et le terrorisme dans les pays bénéficiaires, ainsi qu’à renforcer la capacité desdits pays à faire face à ces fléaux, conformément au droit international, y compris le droit international des droits humains, le droit international humanitaire et le droit international des réfugiés.
Composantes
Le projet consistait notamment à renforcer les connaissances et les compétences des décideurs nationaux et des responsables de la justice pénale afin de soutenir la transformation institutionnelle, d’améliorer la coopération interinstitutions et transfrontière, et de promouvoir l’échange de bonnes pratiques dans les régions africaines touchées par la corrélation entre terrorisme et criminalité organisée ; à appuyer la mise en œuvre des bonnes pratiques développées par l’UNICRI ; à fournir en continu des conseils techniques, une aide à la rédaction de textes législatifs et des orientations.
Principaux résultats obtenus
Faisant fond sur des évaluations réalisées par la direction exécutive du Comité et sur les résultats d’analyses de l’ONUDC, ainsi que sur les commentaires des États Membres et des parties prenantes régionales et nationales, le projet a soutenu une série d’activités de renforcement des capacités organisées par l’ONUDC et l’UNICRI concernant le lien existant entre la criminalité organisée et le terrorisme et leur financement et leur facilitation. Au total, 381 acteurs clés (dont 38 femmes), issus de 34 entités nationales de lutte contre le terrorisme et le crime organisé en Algérie, au Bénin, au Mali et au Togo, ont bénéficié de ces activités.
Quatre missions de cadrage ont été menées dans les quatre pays bénéficiaires en 2023, facilitant l’évaluation des capacités existantes et le recensement des besoins en matière de renforcement des capacités. En tout, 82 responsables d’organismes chargés de prévenir et de combattre le terrorisme et la criminalité organisée ont été consultés. Par la suite, 12 ateliers nationaux de renforcement des capacités ont été organisés, en 2023 et en 2024, lesquels ont permis d’accroître les compétences de 247 agents de la justice pénale et des services de détection et de répression en matière d’enquête sur les affaires de terrorisme et de criminalité organisée et de poursuite des auteurs.
En outre, des examens législatifs ont été réalisés au Bénin, au Mali et au Togo en 2024 afin d’harmoniser davantage la législation nationale avec les conventions et protocoles juridiques internationaux. Une activité de recherche a également été menée au Mali en 2024.
Afin de promouvoir la coopération régionale et transfrontière, un atelier régional a été organisé au Bénin en septembre 2024, axé sur la prévention, les enquêtes, les poursuites et le jugement des affaires ayant trait au lien existant entre le terrorisme et la criminalité organisée. Cet atelier a contribué à l’élaboration d’une boîte à outils pour les programmes de renforcement des capacités.
Enfin, pour renforcer la coopération interrégionale, deux réunions interrégionales ont été organisées en Algérie, en octobre 2023 et en octobre 2024, avec la participation de représentants venus d’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, de Libye, du Mali, de Mauritanie, du Togo et de Tunisie, lesquelles ont permis de former 35 agents de la justice pénale et des services de détection et de répression.
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Le projet a permis de renforcer les capacités des responsables de la justice pénale dans la région, qui éprouvent des difficultés à détecter et à régler les problèmes ici visés. Il a également contribué à l’élaboration de cadres et de dispositifs de coopération internationale visant à promouvoir une réponse efficace et respectueuse des droits humains.