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Depuis plus d’une décennie, Samah Almardini cherche à obtenir des réponses concernant son frère disparu. Son histoire reflète l’angoisse de milliers de familles syriennes en quête de justice après 14 ans de conflit qui ont entraîné le déplacement de plus de 13 millions de personnes. Alors que la Syrie entame sa reconstruction, les survivants réclament que les responsables rendent des comptes, répondent aux personnes disparues et apportent un soutien aux anciens détenus. Avec l’aide du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, de nouvelles institutions nationales font avancer les efforts de justice transitionnelle menés par les Syriens, notamment par le biais d’enquêtes et de procès. Mais une paix durable ne se limite pas à la reconstruction des habitations : elle implique de faire face aux violations commises par le passé, de restaurer la dignité et de veiller à ce qu’elles ne se reproduisent plus jamais.

L'ONU appelle à une justice réparatrice pour remédier aux préjudices durables causés par l'esclavage et le colonialisme, et exhorte les États et les institutions à faire face à leur histoire et à corriger les inégalités.

Un rapport de l’ONU sur les droits de l’homme révèle que les politiques répressives en matière de drogues exposent les femmes et les filles à des abus, ignorent la contrainte et la pauvreté, et les privent de soins essentiels. Les femmes enceintes peuvent être soumises à un traitement forcé ou à une peine d’emprisonnement, tandis que les mères risquent d’être séparées de leurs enfants. À l’échelle mondiale, seule une femme sur 18 souffrant de troubles liés à la consommation de drogues bénéficie d’un traitement. Le rapport préconise des soins de santé adaptés aux besoins des femmes, des alternatives à l’emprisonnement et la suppression des obstacles qui les dissuadent de demander de l’aide, en s’appuyant sur l’expérience vécue par les femmes pour élaborer les politiques.

Selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), on estime à 12,3 millions le nombre de filles âgées de 10 à 19 ans qui ont accouché dans le monde en 2025 avant d’y être prêtes physiquement, émotionnellement ou socialement. La plupart de ces naissances ont eu lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. L’ampleur réelle de ce phénomène est probablement plus importante : de nombreuses grossesses ne sont pas signalées en raison de la stigmatisation, de la peur et de dispositifs de signalement insuffisants. Cette lacune systémique empêche les gouvernements d’allouer des ressources, de suivre les progrès ou de concevoir des réponses fondées sur des données probantes.

Naomie Watts est une descendante de la communauté Muaūpoko et de son hapū Ngāti Kuta, et œuvre pour l’autonomie et l’autodétermination collective de son peuple. À la suite de sa participation cette année au Programme de bourses destinées aux autochtones, Naomi a été interviewée sur son point de vue concernant l’autodétermination des peuples autochtones, leur représentation au sein du gouvernement fédéral, et la transformation constitutionnelle en lien avec le rapport « Matike Mai » de 2016.

Au Honduras, les pratiques administratives consistent généralement à enregistrer les propriétés au nom des hommes, même lorsque ce sont les femmes qui assurent le travail agricole et la vie familiale, une inégalité structurelle que le HCDH a identifiée comme l’un des principaux obstacles à un accès effectif à la terre. Nolvia Albertina Ovando, dirigeante du mouvement des femmes paysannes de Galilée, une petite communauté rurale au Honduras, a décidé avec 115 autres femmes de s’organiser et de revendiquer ce qu’elles considèrent comme un droit fondamental : un lieu à elles à cultiver et pour nourrir leurs enfants.

Le Libéria, premier État indépendant d’Afrique, a enduré 14 ans de conflit civil entre 1989 et 2003. Plus de 250 000 personnes ont été tuées, principalement des civils, et l’état de droit s’est effondré dans une grande partie du pays. Plus de deux décennies après la fin des guerres civiles au Libéria, les efforts menés pour traduire en justice les auteurs d’atrocités de masse s’intensifient, le gouvernement s’apprêtant à mettre en place des tribunaux chargés de juger les crimes de guerre et crimes et économiques, dont la création avait été longtemps reportée.

Dans les forêts d’acacias du Soudan, une résine utilisée et commercialisée depuis l’Antiquité continue de servir de liant dans des produits vendus dans le monde entier. La gomme arabique est l’un des produits d’exportation les plus importants du pays. Cela étant, un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme détaille la manière dont l’économie de guerre du Soudan contribue à alimenter le conflit tout en exposant le commerce de la gomme arabique à de graves risques en matière de droits humains.

Une personne sur 15 dans le monde est en situation de handicap. Bien que ces personnes représentent une part importante de la population mondiale, elles sont confrontées à des restrictions jusqu’à 15 fois plus importantes que les autres en matière de participation et de mobilité, principalement en raison de l’inaccessibilité et du coût prohibitif des transports Un nouveau rapport du HCDH sur les infrastructures inclusives a été présenté au Conseil des drois de l'homme. Ce rapport se concentre en particulier sur les infrastructures de transport et de logement. Le rapport présente plusieurs exemples de bonnes pratiques à travers le monde, au Pkistan, au Brésil ou encore en Islande.

De l’antisémitisme sur les campus universitaires aux mosquées et églises endommagées, les minorités religieuses sont systématiquement refoulées en marge de la vie publique, parfois au prix de leur vie. Le HCDH a récemment présenté au Conseil des droits de l’homme un rapport exposant la violence, la discrimination et l’incitation à la violence fondées sur la religion dont font l’objet les chrétiens, les juifs, les musulmans et d’autres minorités religieuses dans le monde, tant en ligne que hors ligne. Ce rapport souligne le renforcement de la discrimination qui découle des outils d’intelligence artificielle et de prévision utilisés par les services répressifs. Ces systèmes fondés sur les données présentent fréquemment d’importants biais qui « pénalisent en particulier les minorités raciales, ethniques et religieuses ».

Cinquante-cinq ans après la disparition de Rubens Paiva, victime d’une disparition forcée pendant la dictature militaire brésilienne (1964-1985), ses filles Ana Lúcia et Beatriz se sont rendues à Genève pour partager l’histoire de leur famille devant le , à l’ouverture de sa 30e session. Le président du Comité, Juan Pablo Albán, les a accueillies directement depuis la tribune. « L’histoire de votre famille est un témoignage important sur la réalité des disparitions forcées, leurs conséquences dévastatrices et l’importance de la vérité et de la mémoire », a-t-il déclaré. « C’est un honneur pour nous tous de vous écouter. »

En 2025, les fondements mêmes des droits humains ont été mis à l’épreuve. , la campagne de la Journée des droits de l’homme de cette année, cherche à réaffirmer la pertinence de la  (DUDH) et de ses valeurs centrales — égalité, justice, liberté et dignité — nous rappelant que les droits humains restent une promesse inébranlable pour toute société. La campagne met en lumière deux dimensions interconnectées des droits humains : la nature extraordinaire de leur création comme l’un des engagements mondiaux les plus novateurs, et leur présence essentielle dans nos vies quotidiennes.

Les décès maternels évitables restent une injustice mondiale enracinée dans l'inégalité entre les sexes et les défaillances systémiques. Des militantes comme Angela Nguku réclament afin qu'aucune femme ne meure en donnant la vie.

Alors que débute la deuxième Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine, des voix s'élèvent pour réclamer justice, reconnaissance et changements réels. 

abelo Motlhophe n’aurait jamais imaginé qu’il troquerait son emploi de nettoyeur contre un poste de dirigeant pour les autorités locales. Après avoir assisté à un atelier d’éducation civique dans un bâtiment qu’il nettoyait, il a pourtant décidé de changer de cap. L’atelier était organisé par Activate! Change Drivers, un réseau sud-africain d’autonomisation des jeunes qui encourage ces derniers à participer à la vie civique. Ce réseau est l’un des nombreux groupes de jeunes engagés qui collaborent avec le Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique australe.