Près de 8 000 migrants ont été déclarés morts ou portés disparus dans le monde en 2025, portant le total depuis 2014 à plus de 82 000, selon de nouvelles données publiées aujourd’hui par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les données révèlent que les routes migratoires évoluent plutôt que de voir leur fréquentation diminuer, les risques demeurant élevés le long d’itinéraires de plus en plus dangereux. « Derrière ces chiffres figurent des personnes qui entreprennent des voyages périlleux et des familles qui attendent des nouvelles qui ne viendront peut-être jamais. Les données sont essentielles pour comprendre ces itinéraires et concevoir des interventions capables de réduire les risques, de sauver des vies et de promouvoir des voies de migration plus sûres », a déclaré Amy Pope, Directrice générale de l’OIM.
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Sous une chaleur accablante, à la frontière entre le Soudan et le Soudan du Sud, Marida, une Soudanaise de 35 ans, mère de quatre enfants, doit marcher pendant une heure pour rejoindre le seul dispensaire de la région, tout en portant sa plus jeune fille dans les bras. Marida est sans emploi. Avec peu d’accès aux soins près de chez elle, ce dispensaire est son seul espoir. Alors qu’elle attend à l’ombre, elle tresse les cheveux de sa fille et partage son eau en attendant leur tour, calme malgré l’épuisement. Au service des familles touchées par le conflit dans un environnement hostile et isolé, le dispensaire offre des soins rares à proximité de chez elles. Ce jour-là, un médecin a examiné Marida et lui a prescrit des médicaments. Ayant déjà perdu un fils à l’âge de quatre ans, elle fait ce trajet chaque fois qu'elle ou l'un de ses enfants, âgés de 13, 10, 8 et 4 ans, ont besoin de soins — et elle le refera pour le suivi.
« Chaque histoire compte » – Sara El-Koundi témoigne
Découvrez le témoignage de Sara El-Koundi, chargée de protection à l’OIM Mali.
À Tahoua, des Nigériennes comme Amina, revenue de Libye, reconstruisent leur vie grâce à une coopérative d’huile d’arachide. De migrante à présidente, elle prouve qu’un avenir est possible sans l’exil.
Lorsqu'un incendie dans un camp de déplacés internes en Iraq a détruit les documents d'identité officiels d'une famille, l'OIM a aidé la mère, Lozina, à reconstituer leurs documents d'état civil afin que ses enfants puissent avoir accès à l'éducation et aux services.
Les réfugiés rohingyas de Cox’s Bazar, au Bangladesh, préservent et transmettent leur culture et leur identité arakanaise à travers des traditions artisanales.
À Bujumbura, Joyce, une migrante congolaise, a créé un restaurant florissant grâce aux réseaux sociaux, créant ainsi des emplois et unissant les communautés autour d'une cuisine commune.
Dans son spectacle, le comédien Steve Biko s'inspire de son parcours, du Cameroun au Québec, marqué par la migration, la quête d'identité et ses différentes expériences.
À travers des céramiques façonnées par le souvenir et le déplacement, l'artiste tatare de Crimée Elvira Demerdzhi crée des moments de calme et de continuité culturelle au milieu de la guerre qui sévit actuellement à Kiev.
Un mois après le début du dernier cessez-le-feu dans la bande de Gaza, l'OIM et ses partenaires continuent de fournir des abris d'urgence afin d'aider les familles à affronter l'hiver qui approche dans de meilleures conditions de sécurité et de dignité.
Dans le camp pour personnes déplacées de Gbajimba au Nigeria, Shiminenge surmonte son handicap, menant une campagne qui a contribué à transformer le site grâce à des abris accessibles, des installations sanitaires et une aide à la mobilité.
L'AS Bolonta est né d'une conviction. Fondé en 1995, c'est un des clubs de football féminin les plus prestigieux de Guinée. En effet, ses joueuses, sacrées championnes nationales en 2002 et 2004 en ont fait un club de référence pour le football féminin dans le pays. Aujourd'hui, le club compte près de quarante joueuses, dont plusieurs de niveau international, et allie ambition sportive, formation et solidarité pour faire tomber les barrières invisibles qui ont longtemps relégué les femmes au second plan dans le sport.
Un village lutte contre la montée des eaux avec un esprit inébranlable et une promesse indéfectible envers sa terre ancestrale.
Après que les inondations dévastatrices causées par El Niño aient détruit sa maison au Burundi, Alphonsine et des milliers d'autres personnes comme elle reconstruisent leur vie avec le soutien de l'OIM, preuve qu'avec de la compassion, de la résilience et une action climatique soutenue, le rétablissement est possible.
Kadia fait partie des plus de 4 500 personnes touchées par les inondations d'octobre 2024 dans la région de Guidimakha, qui ont fait plus de 600 déplacés. Et en regardant les dégâts, elle ne s’est pas sentie accablée que par le désespoir, mais aussi par cette question : et maintenant, quoi ? Cette question, et la manière dont les communautés mauritaniennes y répondent, est la seule qui compte vraiment. Elles ont tout perdu, et tout a changé. Maintenant, elles vont devoir apprendre à vivre dans un monde en mutation. À la suite de ces inondations dévastatrices, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aidé les familles touchées en leur fournissant une aide à la relocalisation et des kits d'hébergement, afin de les aider à reconstruire des maisons plus sûres.