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Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres
L’ère de la longévité : repenser les systèmes pour vivre plus longtemps
La Journée internationale des personnes ?gées des Nations Unies de 2026, placée sous le thème ? L’ère de la longévité : repenser les systèmes pour vivre plus longtemps ?, invite les gouvernements, la société civile, le secteur privé, les chercheurs et les personnes ?gées elles-mêmes à examiner comment les sociétés peuvent faire en sorte que les années supplémentaires gagnées se traduisent par une vie saine, productive, digne et équitable pour tous.
L’humanité vit plus longtemps que jamais. L’espérance de vie mondiale n’a cessé d’augmenter depuis plus de sept décennies, mais l’écart entre l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé a atteint 9,6 ans en 2019, ce qui reflète le fardeau croissant des maladies non transmissibles. L’allongement de la durée de vie attire davantage l’attention sur la manière dont la santé, les conditions sociales et économiques, ainsi que les droits de l’homme sont vécus tout au long de la vie.
La longévité recoupe les systèmes de santé, les marchés du travail, la protection sociale, l’éducation, le logement et la viabilité budgétaire d’une manière qui ne peut être abordée de manière isolée. Lorsque les années sont vécues en bonne santé et soutenues par des marchés du travail inclusifs et une protection sociale efficace, l’allongement de la durée de vie peut générer un ? dividende de la longévité ?. ? l’inverse, sans amélioration de l’espérance de vie en bonne santé, les personnes ?gées risquent de passer davantage d’années en mauvaise santé, ce qui limite leurs capacités fonctionnelles, leur bien-être, leur autonomie et leur participation.
Le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement (MIPAA), adopté en 2002, reste la pierre angulaire des efforts internationaux, parallèlement à une dynamique croissante visant à renforcer le cadre des droits de l’homme pour les personnes ?gées. La commémoration de cette année invite toutes les parties prenantes à examiner comment les sociétés peuvent garantir que les années supplémentaires gagnées se traduisent par des vies saines, productives, dignes et équitables pour tous.
Vieillir en bonne santé
L’accroissement de la vie ouvre des possibilités, non seulement pour les personnes ?gées et leur famille, mais aussi pour la société dans son ensemble. Ces années supplémentaires sont l’occasion de se lancer dans de nouvelles activités, par exemple une formation complémentaire, une nouvelle carrière ou une passion longtemps négligée. Les personnes ?gées apportent également des contributions très variées à leur famille et communauté. Néanmoins, l’ampleur de ces possibilités et contributions est largement tributaire d’un facteur : la santé.
Contexte
Le 14 décembre 1990, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 1er octobre Journée internationale des personnes ?gées (résolution 45/106). Cela a été précédé par des initiatives telles que le Plan d'action international de Vienne sur le vieillissement, qui a été adopté par l'Assemblée mondiale sur le vieillissement de 1982 et approuvé plus tard la même année par l'Assemblée générale des Nations Unies.
En 1991, l'Assemblée générale a adopté les Principes des Nations Unies pour les personnes ?gées (). En 2002, la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement a adopté le , afin de répondre aux opportunités et aux défis du vieillissement de la population au XXIe siècle et de promouvoir le développement d'une société pour tous les ?ges.
Le nombre de personnes ?gées (définies comme les personnes de 65 ans ou plus) a triplé, passant d'environ 260 millions en 1980 à 761 millions en 2021. Entre 2021 et 2050, la part mondiale de la population ?gée devrait passer de moins de 10 % à environ 17 %.
La croissance rapide du nombre de personnes atteignant un ?ge avancé souligne l'importance de la promotion de la santé, de la prévention et du traitement des maladies tout au long de la vie.
Dans les sociétés dont la population vieillit, il devient impératif de s'adapter au nombre croissant de personnes ?gées qui possèdent une gamme variée de capacités fonctionnelles. La capacité de remplir des fonctions essentielles et de participer à des activités quotidiennes est influencée non seulement par la capacité inhérente d'un individu, mais aussi par les environnements sociaux et physiques dans lesquels il vit. Les environnements favorables jouent un r?le essentiel en aidant les personnes ?gées à maintenir leur niveau d'activité et leur indépendance au fur et à mesure qu'elles avancent en ?ge.
Plus d'informations
Le saviez-vous ?
- Le nombre de personnes ?gées de 60 ans ou plus a plus que doublé, passant d'environ 541 millions en 1995 à 1,22 milliard en 2025, et devrait atteindre 2,1 milliards d'ici 2050. D'ici 2080, les personnes ?gées de 65 ans ou plus seront plus nombreuses que les enfants de moins de 18 ans.
- L'espérance de vie moyenne dans le monde a atteint 73,5 ans en 2025, soit une augmentation de 8,6 ans depuis 1995. Le nombre de personnes ?gées de 80 ans ou plus augmente encore plus rapidement et devrait dépasser le nombre de nourrissons au milieu des années 2030, pour atteindre 265 millions.
- En 2018, une étape historique a été franchie lorsque le nombre de personnes ?gées a dépassé celui des enfants de moins de cinq ans pour la première fois dans le monde. D'ici à 2030, la population mondiale de personnes ?gées devrait dépasser le nombre de jeunes et doubler le nombre d'enfants de moins de cinq ans.
- Avec le vieillissement de la population, la demande de soins de santé et d'aide sociale a augmenté, en particulier pour les personnes atteintes de maladies telles que la démence, une cause majeure de dépendance et d'invalidité chez les personnes ?gées. Des soins spécialisés sont désormais indispensables pour répondre à ces besoins croissants.
Ressources
Documents clé :
Déclarations et outils :
Autres liens
- Question thématique : Personnes ?gées
- Vieillissement (Département des affaires économiques et sociales)



